mardi 23 juin 2009

L'arsenal anti-bandes à l'Assemblée



SOCIÉTÉ 23/06/2009 À 12H16


source : liberation
Les députés examinent ce mardi le texte de Christian Estrosi qui prévoit notamment de punir de trois ans de prison le fait de participer à «une bande ayant l'intention de commettre des violences». Les principales mesures.
Liberation.fr




Aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonnée aux voyous.» Le 28 mai, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy réenfourchait son cheval de bataille: l'insécurité. Avec cette fois une offensive ciblée sur la violence dans les cités et les écoles, en réaction directe à une série d'événements récents: l'«intrusion», le 18 mars dans un lycée de Gagny, d'une vingtaine de jeunes gens encagoulés, l'agression au couteau le 15 mai en Haute-Garonne d'une enseignante par un élève de 13 ans...

Le tour de vis ne s'est pas fait attendre. Mois d'un mois après le discours présidentiel à l'Elysée, l'arsenal sécuritaire réclamé par le Président arrive aujourd'hui devant l'Assemblée, via le texte contre les violences en bandes et à l’école qui sera défendu en fin d'après-midi ce mardi par le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, un proche de Sarkozy. Passage en revue des principales dispositions.

Les bandes dans le collimateur

— La «participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences» pourra être punie de trois ans d'emprisonnement. Porter une cagoule sera considéré comme une circonstance aggravante (pour rappel, le décret punissant de 1500 euros d'amende le port d'une cagoule lors d'une manifestation est paru samedi au journal officiel).
Le texte ne précise en revanche pas sur quels critères la justice pourra apprécier si, d'une part, un groupe constitue une bande et d'autre part si cette bande à «l'intention de commettre des violences». «Il ne s’agit aucunement de réprimer le simple fait d’être en groupe avec une "bande de copains, a expliqué Estrosi,mais de participer à un groupement qui poursuit le but de commettre des violences ou des destructions ou dégradations de biens. Le simple fait de se promener à plusieurs de façon pacifique n’est donc naturellement pas visé.»

— Une personne qui ne porte pas d'arme mais qui «participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente» pourra être punie de trois à cinq ans de prison.

Peine alourdie si la victime est un enseignant

— Commettre des vols ou violences envers un enseignant ou personnel de l'éducation «en raison de (sa) fonction» et/ou dans une école ou à proximité constituera une circonstance aggravante.

— Les intrusions dans un établissement scolaire seront passibles d'un an de prison, trois ans si l'intrusion est menée en réunion, cinq ans en cas de port d'arme. Cette mesure, qui répond directement à l'affaire du lycée de Gagny, a été durcie après qu’un élève a poignardé son professeur en Haute-Garonne.

Les halls d'immeuble passés au crible

— Un amendement prévoit un renforcement de la surveillance des halls d’immeuble avec la possibilité d’un raccordement des réseaux de surveillance aux réseaux de police municipale ou nationale. Se regrouper dans un hall d'immeuble, déjà passible de deux ans d'emprisonnement, pourra en outre faire l'objet d'une peine complémentaire (travail d'intérêt général).

— La fouille des cartables devrait être présentée en séance publique par un amendement du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos. Il habilitera certains personnels à fouiller les cartables. Dans la même veine, des portiques pourront être installés au cas par cas.
Applaudies à droite, le plan anti-bandes de Sarkozy suscite scepticisme, voire franche opposition à gauche. Seul Manuel Valls, maire PS d’Evry, se dit tenté de voter le texte s’il permet de «lutter efficacement» contre les bandes.



lundi 22 juin 2009

Veiled un réseau chiffré et anonyme type Darknet avec un simple navigateur Web


Veiled un réseau chiffré et anonyme type Darknet avec un simple navigateur Web

Par Xavier Poli, secuobs.com
Le 16/06/2009


Résumé : Veiled est un preuve de concept permettant de se connecter, de créer et d'utiliser des réseaux de type Darknets à travers un simple navigateur Web supportant la technologie HTML 5. Il devrait ainsi offrir de la sécurité et de l'anonymat aux communications de ses utilisateurs. - Lire l'article



Lors de la prochaine édition de la conférences Black Hat USA ( lien ) qui se tiendra au mois de Juillet à Las Vegas, les chercheurs Billy Hoffman (HP Security Labs) et Matt Wood (HP Web Security Research) devraient présenter ( lien ) les résultats de leurs recherches sur le degré de confidentialité que les dernières technologies relatives aux navigateurs Web peuvent permettre d'atteindre.

Ces deux chercheurs auraient en effet découvert un moyen d'utiliser les navigateurs les plus récents de façon à faciliter la création et l'utilisation d'un réseau communautaire privé virtuel de type Darknet ( lien ). Se basant notamment sur les principes d'obscurantisme et de relations de confiance, la topologie des réseaux Darknets est censée permettre aux utilisateurs de partager des contenus, fichiers en tout genre et textes, de la façon la plus anonyme et sécurisée que cela soit possible.

Bien que ce type de réseau ne soit pas nouveau, Freenet ( lien ) ou Tor ( lien ) pour les plus populaires, Veiled serait ici innovant en termes de simplification des processus de configuration, de connexion et d'utilisation, ciblant ainsi un plus large panel d'utilisateurs novices. En ce sens, Veiled ne devrait pas nécessiter de solutions applicatives supplémentaires dès lors qu'un navigateur web supportant le HTML 5 ( lien ) sera utilisé.

La distribution massive d'une solution, à l'utilisation simplifiée, comme Veiled pourrait à l'avenir s'avérer un véritable casse-tête à contrer, autant pour les autorités que pour les responsables sécurité, vu le peu de barrière technique qu'il devrait rester à tout un chacun pour accéder à la création et à l'utilisation de ce genre de réseaux. L'ensemble de ces acteurs devraient ainsi grandement « apprécier » la combinaison entre simplicité et décentralisation qui sera offerte par Veiled, et qui devrait en faire une cible difficilement contrôlable en pratique.

Les réseaux Darknets sont généralement utilisés autant pour des motifs légitimes, comme des cyber-dissidents souhaitant échapper à la censure d'un régime totalitaire, que par des individus aux intentions beaucoup moins louables. Cependant, la relative « complexité » d'utilisation des solutions actuelles, pour des utilisateurs non-avertis, est surement plus un frein pour toute personne à vocation cyber-dissidente, ou souhaitant tout simplement faire valoir son droit à la vie privée, que pour la plupart des utilisateurs représentant une menace qui soit éthiquement légitime.

A une époque où l'adresse IP est de plus en plus « personnifiée » et alors que de nombreux états tentent d'imposer des lois liberticides à leurs citoyens, voir par exemple les dérives ( lien ) de censure auxquelles les internautes australiens doivent faire face actuellement, la mise à disposition d'un outil comme Veiled s'annonce plutôt comme une bonne nouvelle, et cela même si elle aura également, sans trop de surprises, son lot de contreparties négatives.

Veiled devrait donc se révéler comme un espace, ou plutôt un ensemble d'espaces, au sein duquel des groupes ou des sous-groupes d'utilisateurs pourront rapidement se former, tout aussi rapidement qu'ils pourront disparaître du réseau sans laisser de traces d'activité derrière eux. La connexion à Veiled devrait être assurée par l'intermédiaire d'un script PHP qui permettra, lors de son exécution, de récupérer les codes Javascript nécessaires à ce que le navigateur Web fasse office de client/relai vers le réseau Veiled.

Ce script PHP devrait être diffusé de façon distribuée, à comprendre que différentes parties du fichier devront être récupérées auprès des autres utilisateurs du réseau avant d'être réassemblées pour exécuter le script, un principe plus ou moins similaire au P2P que les chercheurs préfèrent néanmoins présenter comme une chaîne de répéteurs de diffusion. Ce système de distribution devrait également s'appuyer sur des technologies de chiffrement, permettant de garantir la sécurité des communications Veiled effectuées, en plus de l'anonymat.

Ce système semble prometteur dans son concept d'origine, les deux chercheurs avouent cependant eux-mêmes que Veiled, bien que fonctionnel, sera avant tout une preuve de concept permettant de démontrer les capacités des navigateurs dans ce domaine. Il ne représenterait donc pas la solution la plus adaptée à ce genre d'utilisation et ne devrait pas remplacer les solutions plus traditionnelles, du moins pour les utilisateurs déjà au fait de leurs usages.

Source : Dark Reading ( lien )

1 personne sur 6 victime de la faim dans le monde

Pour changer un peu des liberte informatiques en berne

1 personne sur 6 victime de la faim dans le monde


Publié le lundi 22 juin 2009 à 15h48







Selon la FAO, 1 personne sur 6 souffre de la faim dans le monde. 1 milliard 20 millions d'hommes, de femmes et d'enfants n'ont pas accès à une nourriture suffisante en 2009. Un terrible et historique record.
Champ de blé et de maÏs


1/6ème de l'humanité est touché par la faim, alors que les années 2008 et 2009 atteignent des records de productions céréalières, estimées à 2 219 millions de tonnes en 2009/2010 et 2 287 millions de tonnes en 2008/2009.
L'aggravation de la faim dans le monde est consécutive à la flambée des prix des denrées alimentaires, qui a engendré une grave crise alimentaire mondiale et des émeutes de la faim en 2008. La crise économique a quant à elle entraîné une baisse des revenus, une forte augmentation du chômage et de la pauvreté, tout particulièrement dans les pays en voie de développement.
En 2008, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) avait estimé à 915 millions le nombre de personnes souffrant de la faim : elles sont 1 milliard 20 millions aujourd'hui.
"La crise silencieuse de la faim - qui touche un sixième de l'humanité - représente une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales. Nous devons de toute urgence dégager un large consensus sur l'éradication totale et rapide de la faim dans le monde et prendre les mesures nécessaires à cet effet" a déclaré le directeur de la FAO Jacques Diouf.
"La situation actuelle de l'insécurité alimentaire mondiale ne peut pas nous laisser indifférents" a déclaré Jacques Diouf, Directeur de la FAO.
Développer l'agriculture vivrière
"Les pays pauvres doivent recevoir les soutiens nécessaires en matière de développement, d'économie et de politique afin d'accroître leur production et leur productivité agricoles" a-t-il expliqué.
"Les investissements dans l'agriculture doivent être largement augmentés car, pour la majorité des pays pauvres, la bonne santé de ce secteur est fondamentale pour surmonter la pauvreté et la faim et constitue aussi une condition préalable à la croissance économique générale" a-t-il ajouté.
Une grande partie des victimes de la faim sont des petits agriculteurs, qui n'ont pas les ressources nécessaires pour acheter les semences, les engrais et le matériel nécessaire pour cultiver une petite exploitation.
"Pour la plupart des pays en développement, il ne fait guère de doute qu'investir dans les petites exploitations agricoles est le filet de sécurité le plus durable, en particulier durant une période de crise économique mondiale" a déclaré Kanayo Nwanze, Président du Fonds international pour le développement agricole (FIDA).
La FAO rappelle à la communauté internationale qu'elle ne peut pas oublier ses engagements envers le milliard de personnes qui souffrent de la faim malgré la crise. "Le monde doit se ressaisir pour satisfaire les besoins d'urgence tout en pensant à des solutions à long terme" a exhorté Josette Sheeran, Directrice exécutif du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).

La Chine censure Google


LIBERTE

La Chine censure Google


NOUVELOBS.COM | 19.06.2009 | 14:07

Le gouvernement chinois a décidé de suspendre certains services du géant de l'Internet, comme la recherche sur des sites web étrangers, sous prétexte de relayer des "contenus vulgaires et pornographiques".

Kai-Fu Lee, PDG de Google Chine (Sipa)
Kai-Fu Lee, PDG de Google Chine (Sipa)
Le gouvernementchinois a suspendu certains services du moteur de recherches Googlequ'elle accuse de ne pas filtrer les contenuspornographiques, a annoncé vendredi 19 juin l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.
Le bureau de répression de la pornographie en ligne affirmé que les responsables de Google Chine ont été convoqués jeudi par les autorités et se sont vu signifier "lapunition", précise Chine Nouvelle.
Google doit notamment suspendre ses services de recherches sur les sites web étrangers.

Google se plie aux conditions chinoises


Jeudi, l'agence chinoise chargée de surveiller les contenus "illégaux", le CIIRC, a "fortement condamné" Google, lui enjoignant "de nettoyer à fond les contenus vulgaires et pornographiques sur ses sites". "Le site de Google Chine n'a pas installé les filtres de blocage de la pornographie comme le veulent la loi et les règlements" chinois, a déclaré le CIIRC.
Dans un communiqué, Google assure "prendre en permanence des mesures contre les contenus vulgaires, en particulier ceux qui peuvent porter atteinte aux enfants, sur l'Internet en Chine". "Google accroît en ce moment ses efforts" sur cette question. "Nous allons nous efforcer de nettoyer les contenus vulgaires", ajoute-t-il. Le géant de l'Internet se plie aux conditions chinoises pour ne pas se priver de la plus grosse réserve d'internautes au monde.
Début janvier, la Chine a lancé une nouvelle campagne pour lutter contre la "vulgarité" et la "pollution morale" sur Internet. Les médias officiels ont alors accusé les portails Baidu et Google, figurant parmi les sites les plus visités, de publier "des liens menant vers un certain nombre de sites pornographies".

"Barrage vert d'escorte pour la jeunesse"


La censure de Google intervient alors que le gouvernement chinois vient de décider que tous les ordinateurs vendus en Chine doivent être dotés d'unlogiciel anti-pornographie. Logiciel pour le moins controversé. Des défenseurs des droits de l'homme affirment que le logiciel "Barrage vert d'escorte pour la jeunesse" sert également à bloquer des sites politiquementsensibles aux yeux du régime.
De plus, ses concepteurs sont accusés de plagiat par une société informatique américaine, Solid Oak Software, spécialisée dans le contrôle parental. Le concepteur du "Barrage vert", Jinhui Computer System Engineering Inc, dément ces accusations.
De nombreuses voix dénoncent cette censure informatique. La semaine dernière, c'est le géant américain Microsoft, dont le célèbre Windows équipe 90% des ordinateurs dans le monde, qui a invoqué la liberté d'expression face au projet chinois. En Chine, un avocat a saisi le gouvernement et demandé l'ouverture d'auditions publiques sur la mesure en préparation..
(nouvelobs.com)

dimanche 21 juin 2009

Freenet 0.7.5 est enfin là, contre toute attente !


Freenet est un réseau anonyme et chiffré qui est basé sur Internet. Il a été créé par Ian Clarke, est distribué sous licence GPL et est maintenu par beaucoup de développeurs bénévoles ainsi qu'un développeur à plein temps, payé grâce aux donations. Le but principal est de prôner la liberté d'expression et de rendre toute censure impossible. C'est pourquoi, par exemple, il est impossible de supprimer du contenu de Freenet une fois qu'il a été inséré dans le réseau. De même, chaque noeud (un noeud est un ordinateur faisant tourner Freenet) n'a aucun moyen de savoir ce qui transite et ce qui est stocké dans le disque dur.

De façon plus pratique, Freenet permet d'insérer des Freesites, un ensemble de pages xHTML formant un site anonyme ou non, d'effectuer du partage de fichiers, de consulter des groupes de discussion et de s'envoyer des Freemails (système d'e-mail basé sur le réseau Freenet).

Freenet est surtout connu pour avoir soulevé de nombreux débats éthiques, du fait de l'absence totale de censure. Cependant, si vous tenez à conserver un réseau où vous serez sûr que personne ne pourra vous enlever votre liberté d'expression, alors Freenet devrait vous intéresser, surtout avec les projets de loi récents visant à filtrer Internet en France (LOPPSI). Le réseau est vraiment conçu pour ça, les développeurs eux-mêmes ne pouvant arrêter le réseau, même sous pression juridique.




Un historique proche relativement chargé


Il y a quelques mois, ce projet a bien failli ne pas continuer d'exister, et ceci pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, le bénévole chargé de l'administration du serveur principal hébergeant le serveur SVN a décidé qu'il ne pouvait plus continuer. Or, personne d'autre n'avait les compétences nécessaires et la confiance nécessaire pour le remplacer. Pour pallier cela, les sources ont été déplacées sur GitHub. Ce choix est discutable, GitHub pourrait facilement décider d'arrêter d'héberger les sources de Freenet à cause de problèmes légaux ! Finalement, git permet assez facilement de s'adapter à ce cas de situation et donc cette éventualité ne causerait pas la mort du projet.

Vu que le projet n'est alimenté en argent que par les dons et qu'un développeur est payé à plein temps, l'argent a commencé à manquer de façon très sérieuse. C'est aussi pour cette raison que le serveur principal a été coupé suite à l'abandon du bénévole chargé de son administration, il représentait un coût non négligeable. Pour donner un indice, le projet a survécu avec moins de 1000$ en réserve pendant plusieurs mois.

Finalement, à la surprise de tous, Google a versé une importante donation de 18 000$ au projet au début du mois de mai. La survie du projet n'est donc plus un problème à moyen terme. Pour rappel, Google a joué un rôle important pour le projet, notamment grâce aux Google Summer of Code (GSoC).

Les nouveautés de la version 0.7.5


La version précédente, 0.7, datait de mai 2008. Mais cela ne veut pas dire qu'aucune nouveauté n'est apparue depuis plus d'un an. Le fonctionnement de Freenet est un peu particulier au niveau des versions. Le noeud se met à jour lui-même (en général de façon automatique) via le réseau Freenet ; le numéro de version est donc une notation symbolique pour mettre en évidence les nouveautés des précédents builds. Les développeurs n'attendent pas de date précise pour ajouter de nouvelles fonctions, ils le font lorsqu'ils jugent de façon arbitraire qu'il y en a eu suffisamment pour changer le numéro de version.

Depuis la version 0.7, de très grosses nouveautés ont été implémentées. Voici un résumé non exhaustif des plus significatives.

Résultat de plus d'un an de travail acharné, l'intégration de db4o (Database for Objects) a permis d'augmenter très grandement la performance et de réduire les ressources utilisées par le noeud. Il est par exemple possible de télécharger plusieurs gigaoctets de fichiers sans pour autant observer une augmentation de la quantité de mémoire vive utilisée. Un noeud typique consommera maintenant entre 100 et 250 mégaoctets de mémoire vive, pas plus. Grâce à db4o, on peut maintenant faire des petits serveurs dédiés Freenet en réutilisant du vieux matériel, ou bien avec du matériel miniature. Cela laisse de belles perspectives pour l'avenir : Freenet sur de l'embarqué.

L'interface web de Freenet (FProxy) a été améliorée afin de la rendre beaucoup plus accessible aux néophytes. De nouveaux installeurs ont été mis au point afin de rendre l'installation plus simple, et de renforcer la compatibilité avec Windows Vista.

Enfin, la majorité du système de plugins a été refondue en profondeur. Cela permettra par exemple d'avoir des dépendances inter-plugins, ou encore leur mise à jour automatique. C'est une modification peu importante pour l'utilisateur, mais c'est une brique nécessaire à l'achèvement de la prochaine "grosse" version de Freenet, la 0.8.

Qu'attendre à court/moyen terme ?


Freenet 0.8 comportera Freetalk/WoT, un nouveau système officiel pour communiquer avec les autres utilisateurs. Annoncé depuis longtemps comme révolutionnaire, tout le monde l'attend avec impatience. Étant donné que Freenet est un réseau entièrement décentralisé, ce système se basera sur une technique de "Toile de confiance" (Web of Trust). En gros, vous devez noter votre confiance envers les autres utilisateurs, afin de rendre impossible toute tentative de spam. Les autres utilisateurs vous notent également. Il paraît évident que les identités ayant de très mauvaises notes seront ignorées des autres, et ne pourront donc plus communiquer. C'est un système de filtrage décentralisé et « démocratique » en quelque sorte : chacun a son mot à dire, et le système se régule de lui-même.

Un nouveau type de clé sera aussi créé : les MHKs (Multiple not Duplicated Hash Key) serviront à partager de gros fichiers plus efficacement qu'à l'heure actuelle. Le fonctionnement est complexe, mais globalement, les blocs d'index seront insérés avec plus de redondance afin d'éviter la perte prématurée de données.

Enfin, les noeuds pourront aussi partager leur bloom filter avec leurs voisins immédiats. Cela signifie que votre noeud "saura" ce que stocke chacun de ses voisins, ce qui représentera un gain important de performances. En revanche, l'implémentation d'un tel système est très délicate, et il faudra donc être patient.

Le mot final

Cette avancée symbolique de Freenet a bien sûr pour but d'attirer plus d'utilisateurs, mais aussi de faire connaître Freenet aux internautes du monde entier : Freenet est indétectable de l'extérieur si utilisé en mode Darknet (en se connectant uniquement à des amis à proximité de confiance), et il faut donc au moins savoir que des solutions existent pour pallier la tendance qu'ont les gouvernements à filtrer le web, ou à envisager de le faire, tout au moins. Freenet est tout de même utilisable si on ne connaît personne qui l'utilise : le mode Opennet vous connectera à des inconnus (la seule différence par rapport au Darknet, c'est qu'on peut savoir que vous utilisez Freenet. Mais comme il n'est pas encore illégal en France, ça ne pose aucun problème).

Enfin, Freenet étant développé entièrement en Java, il est compatible avec n'importe quel système d'exploitation disposant d'une JVM version 1.5 au minimum. Cela inclut Windows, Mac OS, GNU/Linux, FreeBSD, Solaris, ...

Si ce sujet vous plaît et que vous souhaitez aller plus loin :
Freenetproject, le site officiel
Théorie des Small World Networks
Filtrage du web en France, peut-être pour bientôt
En savoir plus sur db4o

vendredi 19 juin 2009

comparatif censure francaise chinoise sur le net

source : http://www.numerama.com/magazine/copier/13202-La-Chine-renonce-a-imposer-son-logiciel-de-censure.html


Société 2.0 -
Contrairement à ce qu'avaient annoncé dans un premier temps les autorités, les internautes chinois n'auront pas l'obligation d'installer le logiciel de sécurité et de censure Green Dam, développé pour le gouvernement. Ce dernier a fait marche arrière après le vent de révolte qui s'est levé sur la blogosphère chinoise, qui montre un réel pouvoir de pression.





Si même la Chine recule, la France aura bien du mal à imposer comme elle le souhaitait un "logiciel de sécurisation" sur tous les PC de l'hexagone. Avant la censure du Conseil constitutionnel, il était en effet prévu que l'Hadopi labellise des logiciels chargés de bloquer l'accès à certaines applications ou à certains contenus, et que seule l'installation de ce logiciel puisse exonérer les abonnés de toute responsabilité en cas d'utilisation frauduleuse de leur accès à Internet. En Chine, comme nous l'avions rapporté au début du mois, le gouvernement avait aussi décidé d'imposer à partir du 1er juillet aux vendeurs d'ordinateurs l'installation d'un logiciel de censure baptisé Green Dam, développé pour l'Etat par la société Jinhui Computer System Engineering et des Universités chinoises.


Le logiciel devait officiellement bloquer les contenus pornographiques et violents, mais des utilisateurs ont découvert qu'il bloquait également des sites de discussions de communautés homosexuelles, qu'il bloquait la visualisation d'image de porcs parce que le système les confond avec des corps d'hommes ou de femmes nus, ou encore qu'il bannit tout site qui fait mention du groupe spirituel Falun Gong, un mouvement concurrent du Parti communiste chinois qui fait l'objet d'une répression sévère en Chine depuis 1999. Le logiciel ferait même planter les logiciels de traitement de texte lorsqu'une expression bannie comme "Falun Gong" est saisie.


L'annonce de l'obligation de pré-installer le logiciel sur tous les PC en Chine a fait l'objet d'une bombe chez les bloggeurs chinois, qui représentent une force très importante que les autorités ont de plus en plus de mal à maîtriser. Sur 298 millions d'internautes chinois, 162 millions seraient bloggueurs. Un avocat de Beijing, Li Fangping, a demandé au ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information de réunir une commission publique sur "la légitimité et la rationalité", et de nombreuses actions symboliques ont été menées par les bloggeurs chinois les plus influents.


Pour calmer les tensions, le gouvernement a indiqué à l'agence Associated Press que les Chinois n'auraient aucune obligation d'utiliser ou d'installer le logiciel. Il devra simplement être pré-installé par les vendeurs d'ordinateurs, qui pourront aussi choisir de le fournir sur un CD séparé. L'éditeur du logiciel a par ailleurs assuré qu'il était facile de le désintaller.


Le logiciel Green Dam a par ailleurs soulevé des polémiques au delà du problème de la censure ou de l'auto-censure qu'il implique. L'Université du Michigan a d'abord assuré la semaine dernière que le logiciel était buggé, et qu'il contenait "des vulnérabilités sérieuses de sécurité dues à des erreurs de programmation". Puis elle a affirmé que Green Dam contenait des bouts de code empruntés à CyberSitter, un logiciel de sécurité édité par une société américaine, qui se réserve le droit de porter plainte pour contrefaçon.



Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

FreeNet 0.7


Freenet 0.7.5 : nouvelle version du réseau P2P anonyme
Guillaume Champeau - publié le Vendredi 19 Juin 2009 à 13h26 - posté dans Peer-to-Peer

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Le plus célèbre des réseaux anonymes et chiffrés évolue. En attendant une version 0.8 qui promet beaucoup, Freenet 0.7.5 débarque avec un lot non négligeables d'améliorations. Disponible sur tous les systèmes équipés d'une machine virtuelle java 1.5 ou supérieur, Freenet permet aux internautes de communiquer et d'échanger des données en toute sécurité.

Freenet
(Anonymous #29, CC JacobDavis)

Créé par Ian Clarke, qui avait estimé que le logiciel pourrait "rendre Hadopi impossible à appliquer", Freenet évolue et passe en version 0.7.5. Le réseau anonyme et chiffré a d'abord été créé pour aider les dissidents chinois à s'exprimer librement, sans risque de censure ou représailles, mais il a aussi été adopté y compris par les internautes occidentaux qui souhaitent s'échanger des oeuvres librement sans avoir à craindre de poursuites en contrefaçon. Distribué sous licence libre GPL, le projet est aujourd'hui maintenu par un développeur à plein temps, et par une communauté de développeurs amateurs.

Le réseau Freenet fait de chaque utilisateur un node (un noeud) qui met une partie de son disque dur à disposition du réseau, sans savoir ce qui y transite. Tous les contenus sont chiffrés, dupliqués sur différents nodes, et distribués par une méthode qui empêche de savoir qui télécharge quoi, ou qui partage quoi. Très éloigné du réseau P2P traditionnel, Freenet est avant tout utile à la liberté d'expression, puisqu'il permet de créer des sites en xHTML (des "Freesites"), ou même de s'envoyer des e-mails en toute discrétion (des "Freemails"). L'échange de fichiers n'est que l'une des fonctions permises par le réseau.

Par sa nature totalement décentralisée et obscure, Freenet soulève bien sûr des polémiques. Les réseaux pédophiles ou terroristes peuvent s'en servir pour distribuer leurs contenus, qui transitent alors sur les disques dur de tous les utilisateurs, à leur insu. C'est bien pour cette raison que les projets de loi comme Hadopi ou Loppsi, qui cherchent à censurer l'internet du commun des internautes, encouragent en fait le développement de réseaux anonymes qui profitent aux "vrais criminels", et deviennent alors contre-productifs et dangereux. Freenet n'a jamais eu autant de succès que depuis les premières "ripostes graduées" et autres plaintes lancées contre les P2Pistes.

La version 0.7.5, réalisée après des déboires financiers (Google a versé 18.000 $ au projet pour lui permettre de subsister), apporte principalement les modifications suivantes (via siteduzero) :

Intégration de db4o (Database for Objects), qui permet de réduire considérablement les ressources mémoire utilisées par le node, et de rendre ainsi Freenet exportable sur des petites machines ;
Révision de l'interface web FProxy, qui devient plus simple à utiliser pour les débutants ;
Nouveaux installeurs pour simplifier l'installation de Freenet et renforcer la compatibilité avec Windows Vista ;
Refondation du système de plug-ins, avec (bientôt) la possibilité de créer des dépendances inter-plugins, et de les mettre à jour automatiquement.
La prochaine version, Freenet 0.8.0, est déjà très attendue. Entre autres modifications très importantes sur les performances du réseau, notamment pour l'échange de gros fichiers, la version 0.8 apportera un système de communication instantanée chiffré (Freetalk/WoT). Il sera doté d'un principe de "toile de confiance" pour noter les utilisateurs ayant bonne réputation sur le réseau, ou au contraire réduire au silence les spammeurs ou ceux dont les intentions apparaîtraient néfastes à la sécurité du réseau et de ses utilisateurs.