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mardi 31 août 2010

Durand, Zemmour, Ruquier : la « liste noire » de Sarkozy à la télé


Le Président a aussi listé ses chouchous à Carolis, ex-PDG de France Télévisions : les Bogdanov, Barbelivien, Lumbroso et Sabatier. 

Nicolas Sarkozy le 25 janvier 2010, sur le plateau du 20 heures de TF1 (Gérard Cerles/Reuters).
Le règne de Patrick de Carolis à France Télévisions étant terminé (depuis cinq jours), place à la chronique : selon le journaliste du Point Emmanuel Berretta, Nicolas Sarkozy avait dressé à l'ancien PDG une liste des gens qu'il ne pouvait vraiment plus voir dans la petite lucarne. Et, à l'inverse, de ses chouchous. L'information nous a été confirmée par des proches du dossier.
Au mois de juin, Patrick de Carolis était candidat à sa propre succession quand il a rencontré le président de la République en tête à tête. C'est lors de cette rencontre que, selon Le Point, Sarkozy lui aurait dressé la liste de ces indésirables.
Deux animateurs populaires, connus pour être pour le moins sceptiques vis-à-vis du Président, Laurent Ruquier et Patrick Sébastien, viennent en tête. On trouve aussi Eric Zemmour car, selon nos confrères, « l'Élysée souhaiterait qu'il cesse de tirer sur tout ce qui bouge, et notamment sur Nicolas Sarkozy, du haut de sa tribune chez Laurent Ruquier ».
Le patron du Point, Franz-Olivier Giesbert, fait partie des « blacklistés » (il animait l'émission Vous aurez le dernier mot), ainsi que Guillaume Durand, présentateur de L'objet du scandale et ami de Dominique de Villepin avec qui il partage une passion pour l'art contemporain.
Emmanuel Berretta ajoute qu'à l'inverse, Sarkozy a livré à Carolis les noms de ses favoris : Patrick Sabatier, Daniela Lumbroso, les frères Bogdanov, Didier Barbelivien… Tous, dans le privé, sont des amis du président de la République.

Sarkozy demande de déplacer l'émission de Schönberg

Quelques jours avant son arrivée au poste de PDG de France Télévisions, lundi, le successeur de Patrick de Carolis Rémy Pflimlin a déjà remercié la directrice de l'information Arlette Chabot, qui avait subi les foudres de Nicolas Sarkozy à New York.
Difficile de dire si Pflimlin respectera les listes noire et blanche de Sarkozy. Seule certitude, le Président ne cessera pas l'interventionnisme permanent dont il avait fait preuve sous la direction précédente.
L'activisme de Nicolas Sarkozy sur les programmes de France Télévisions était particulièrement patent durant les derniers mois.
Ainsi, selon nos informations, il a un jour convoqué à l'Elysée Patrice Duhamel, le bras droit de Carolis qui avait la haute main sur les programmes, pour lui dire de déplacer Prise directe, le magazine mensuel de Béatrice Schönberg, du mardi au mercredi.
« Il y a autre chose ? », aurait demandé Duhamel. « Non, c'est tout », aurait répondu Sarkozy, avant de congédier le journaliste.
Photo : Nicolas Sarkozy le 25 janvier 2010, sur le plateau du 20 heures de TF1 (Gérard Cerles/Reuters).

mardi 16 mars 2010

En Inde, le doux rêve des OGM vire au cauchemar




Début mars, Monsanto a pour la première fois reconnu que son coton Bt génétiquement modifié n'était pas efficace, les insectes ayant développé des résistances. Pire, de nouveaux ravageurs jusqu'ici inconnus en Inde ont fait leur apparition. Qui sème le vent...
Scandale du coton OGM Inde
Devant l'évidence, Monsanto a fini par admettre (une première !) que son coton Bt génétiquement modifié, censé lutter contre le ver de la capsule en secrétant son propre insecticide, est en passe de devenir totalement inefficace. De récents rapports indiquent en effet que le ravageur a développé des résistances. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, la variété Bt a permis à d'autres "ravageurs majeurs", jusqu'ici inconnus en Inde, de se développer, "entraînant des pertes économiques importantes" indique l'un des rapports.
Les rêves sont doux, les faits sont têtus...
Autorisées depuis 2002 en Inde, ces cultures OGM recouvrent aujourd'hui 90% des surfaces cotonnières du pays. Pas franchement étonnant puisque Monsanto promettait au chaland de tripler ses rendements, jusqu'à 1500 Kg par hectare, et de réduire les coûts de production en limitant les quantités de pesticides épandues. Las, le miracle tant attendu n'a pas eu lieu. Il tourne même au cauchemar. Les semences OGM coûtent aujourd'hui près de cent fois plus cher que les graines classiques. En 2009, le rendement moyen était de 512 Kg par hectare, bien loin des promesses affriolantes de Monsanto. Et il ne cesse de chuter, d'année en année.
Les résistances développées par les ravageurs obligent en outre les agriculteurs à multiplier les épandages d'insecticides (comme aux Etats-Unis d'ailleurs), jusqu'à 13 fois plus qu'auparavant dans certaines régions, selon Vandana Shiva, une physicienne devenue militante de la défense de l'environnement. Et autant de frais supplémentaires : +30% en moyenne entre 2007 et 2009. Plus de 200.000 paysans indiens se sont suicidés au cours de la dernière décennie, selon les statistiques du gouvernement. Un fléau souvent attribué à l'endettement des agriculteurs ayant opté pour la biotech (voir la vidéo).
Monsanto a réponse à tout
Du côté de Monsanto, on reste serein : "la résistance est naturelle et attendue" a déclaré - sans rire - la multinationale dans un communiqué. Curieux, jusqu'à présent, elle se refusait à évoquer cette possibilité. Et puis finalement, les paysans indiens ne récoltent-ils pas les fruits de leur incompétence ? Puisqu'ils ne respectent pas les "zones refuges" et qu'ils ont utilisé de façon "trop précoce des graines de coton Bt non approuvées", affirme la firme. Mais rassurez-vous, il n'y a pas de raison de paniquer pour autant, car Monsanto a trouvé la parade absolue : une nouvelle variété de coton OGM débarque ! De seconde génération, cette fois, c'est du solide : elle allie deux types d'insecticides. Ouf ! On est sauvé ! Et les charançons n'ont qu'à bien se tenir...
Comme un maçon qui construit sa maison sans toit, en se disant qu'il ne pleuvra pas... Mazette ! Il a plu et il faut tout reconstruire ! Mais cette fois-ci, c'est sûr, il ne pleuvra plus...

Les experts des organismes génétiquement modifiés (OGM) conseillant la Commission de Bruxelles sont-ils indépendants ? C'est la - bonne - question que pose Le Parisien ce vendredi.



OGM
Alors que Bruxelles vient d'autoriser la culture d'une pomme de terre OGM, l'Amflora, produite par BASF - décision aussitôt rejetée par l'Autriche -, des questions se posent sur l'indépendance des scientifiques qui conseillent les institutions bruxelloises en la matière, et notamment ceux de l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa). Dans un dossier très fouillé, Le Parisien de ce vendredi relève que depuis sa création en 2002, l'Efsa "a rendu plus de quarante avis sur les OGM : tous positifs". 
Mieux ! "Si l'un des membres de la commission quitte son poste, ceux qui restent sont tentés de soutenir la nomination de scientifiques qu'ils jugent dignes de foi et qui leur ressemblent", note un conseiller technique de ... Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, cité anonymement par Le Parisien. Par ailleurs, le quotidien relève, noms à l'appui, que plusieurs membres de l'Efsa ont des liens étroits avec des entreprises de biotechnologies qui travaillent justement sur les OGM, voire en produisent.
Du coup, on peut légitimement se poser la question de la fiabilité des expertises de ces scientifiques. Pour Corinne Lepage, ancien ministre de l'Environnement, la cause est entendue : "il est pratiquement impossible de mener des recherches indépendantes, car les fabricants comme Monsanto - la firme détient 80% des brevets OGM sans le monde - interdisent aux agriculteurs de vendre leurs semences pour la recherche". On se demande bien pourquoi !
Par ailleurs, un "contre-expert" cité par Le Parisien affirme avoir "découvert des effets significatifs (des OGM) qui ont volontairement été dissimulés".
Le quotidien rappelle aussi que le président de la Commission de Bruxelles, José Manuel Barroso, n'a jamais caché son soutien à ces biotechnologies et que la procédure employée pour la pomme de terre BASF a été inhabituelle. Contactée par Le Parisien, l'Efsa a justifié bien sûr ses pratiques et sa rigueur. Mais, en regard, le quotidien publie une interview de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, qui ne se gêne pas pour affirmer : "nous ne reconnaissons pas les expertises" de l'Efsa.
Affaire à suivre...
Alain Baron

jeudi 11 février 2010

LOPPSI : le filtrage du net sans juge met le gouvernement dans l'embarras


Société 2.0 -
Alors qu'il avait donné son soutien en commission, le gouvernement a décidé mercredi de ne pas se prononcer sur la nécessité de recourir au juge dans les cas de blocage des sites pédoporgraphiques imposés aux FAI par l'administration. Une reculade due à la division de la majorité, dont une partie souhaite que l'efficacité prime sur l'équité.
Le gouvernement a décidé de botter en touche sur l'un des points de la Loppsi qui soulève le plus de polémique. En commission des lois, Brice Hortefeux avait soutenu l'amendement de Lionel Tardy (UMP)imposant un recours préalable au jugeavant toute mesure de blocage de sites pédopornographiques que pourrait demander l'administration aux FAI. Il prenait acte ainsi de la volonté des sages du Conseil constitutionnel, qui avaient imposé lors de l'examen de la loi Hadopi qu'aucune mesure attentatoire à la liberté de communication ne soit prise sans le contrôle de l'autorité judiciaire. Mais mercredi soir, devant la division de la majorité, le ministre de l'intérieur s'est défaussé.
Lors de la discussion générale, le député et ancien locataire de la place Beauveau François Baroin a demandé au gouvernement de revenir sur la première version du texte, qui permettait à l'administration de fournir directement aux FAI la liste des sites à bloquer, sans contrôle de l'autorité judiciaire. Ce pourrait être fait par l'adoption de l'amendement 8 réctifié déposé par Chantal Brunel (UMP), qui étend au passage les cas de filtrage aux "messages violents ou pornographiques ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, incluant les actes de torture et de barbarie". Dans ses motifs, la députée explique que "n'importe quel internaute peut être la source du contenu en ligne", ce qui "est un immense progrès, mais est aussi à l'origine de l'apparition d'un porno « amateur » aux contenus particulièrement violents", auquel il faut bloquer l'accès sans recours au juge.
En réponse, Brice Hortefeux s'est dit "réservé" lui aussi "à l'encontre de l'intervention de l'autorité judiciaire pour les contenus pédopornographiques". "Ce qui doit dominer, a-t-il ajouté, c'est l'efficacité opérationnelle". Le ministre a paru partager l'argumentation très curieuse (c'est un euphémisme) de François Baroin, qui expliquait sans rougir qu'il était logique de ne pas passer par un juge en matière de crimes tels que la pédopornographie, alors que c'était normal pour des délits mineurs comme le piratage. On s'en gratte encore la tête.
Au final, le ministre de l'intérieur a fait savoir qu'il s'en remettra "à la sagesse" des députés, c'est-à-dire qu'il ne donnera pas le moment venu de consigne de vote aux parlementaires sur le recours ou non au juge avant toute ordonnance de filtrage.
Pourtant quelques minutes plus tôt, Brice Hortefeux avait paru défendre la place du juge dans le dispositif en assurant que le blocage des sites serait "demandé par l'administration sous le contrôle du juge". Le ministre de l'intérieur a précisé qu'il fallait "naturellement éviter le sur-blocage", qu'il ne fallait "pas mettre en cause la neutralité du réseau", et que les modalités techniques du blocage seraient définies par décret. Avec le double objectif a priori inconciliable d'être à la fois "le moins coûteux possible", et néanmoins efficace.
On peut d'ailleurs sourire de ce désir affiché d'efficacité lorsque le ministre reconnaît lui-même que la plupart des sites concernés sont hébergés à l'étranger, et sont "très mobiles". Le temps qu'une adresse à bloquer soit communiquée au FAI, une nouvelle adresse est déjà utilisée par les pédophiles. Qu'il y ait ou non recours au juge, cette réalité ne changera pas. En revanche, le juge devrait éviter que des sites qui ne devraient pas être bloqués le soient.
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com

jeudi 4 février 2010

Censure du net : Projet de lois en italie


Sacre Berlusconi, doit on y voir les meme raisons en France pour l acharnement anti contenu sur le web?
La collusion entre la politique et les groupes de medias est tres forte en francee, il faut faire tres attention.

Cet article a ete trouvé a l adresse http://www.tdg.ch/actu/hi-tech/silvio-berlusconi-censure-web-2010-01-27


© DR | Le débat fait rage en Italie. Le gouvernement entend soumettre les télévisions qui émettent sur la Toile aux mêmes réglementations que les grands networks classiques, publics ou privés, tels que la Rai ou Mediaset.

DOMINIQUE DUNGLAS | 28.01.2010 | 00:00

Silvio Berlusconi déclare la guerre aux télévisions sur le Web. Par un décret, qui devrait être transformé en loi au cours d’un prochain Conseil des ministres, le gouvernement entend soumettre les télévisions qui émettent sur la Toile aux mêmes réglementations que les grands networks classiques, publics ou privés, tels que la Rai ou Mediaset. Les raisons invoquées sont la protection de l’enfance contre l’excès de violence ou la pornographie ainsi que la défense des droits d’auteur. Le texte de loi concerne aussi bien les Web TV de quartier que les géants comme YouTube ou Facebook. Les providers d’Internet comme Vodaphone, FastWeb ou Tiscali ne seront pas épargnés eux non plus. Ils seront passibles d’une amende pouvant atteindre 150 000 € s’ils autorisent à travers leurs services la diffusion d’œuvres sans le payement des droits d’auteur. Le rôle de gendarme du Web sera confié à l’Autorité garante des communications.
Manifestation à Rome
Ce tour de vis sur la Toile correspond à des préoccupations politiques et économiques de Silvio Berlusconi. Dans un pays où le président du Conseil possède 90% des télévisions privées, dirige indirectement la Rai et détient un empire de presse écrite, de plus en plus d’Italiens utilisent Internet pour accéder à une information indépendante. Et en organisant sur le Web le «No Berlusconi Day», une manifestation qui a réuni à Rome un million de personnes contre le président du Conseil, un groupe d’étudiants a démontré l’efficacité d’Internet dans la lutte politique. En outre, lorsque le «Cavaliere» fut victime d’un attentat en décembre dernier, de nombreux groupes se créèrent sur Facebook pour célébrer Massimo Tartaglia, l’auteur de l’agression. Le président du Conseil avait alors dénoncé une «intolérable incitation à la haine».
Bataille économique
Mais Mediaset, le groupe audiovisuel de Berlusconi, est lui aussi sur le point de se lancer dans la Web TV avec un service Iptv, inspiré de l’américain Hulu, qui fournira films et spectacles payants via Internet. Le «Cavaliere» a donc intérêt à limiter l’offre gratuite qui fera concurrence aux produits de Mediaset. Et dans sa bataille économique, il ne craint pas d’affronter Google. Berlusconi a en effet attaqué devant les tribunaux YouTube, détenu par Google, pour avoir diffusé sans autorisation des fragments de la version italienne du Loft produit par Mediaset. S’il n’a pas eu gain de cause sur les 500 millions d’indemnités qu’il réclamait, le «Cavaliere» a obtenu l’assurance que YouTube ne diffusera plus du matériel de Mediaset.
Reste que, derrière les arrière-pensées de Berlusconi, le débat oppose deux conceptions d’Internet: un espace de liberté totale avec des risques de dérapage ou un média respectueux des droits d’auteur avec ses limites et ses contraintes. Les internautes transalpins veulent défendre leur liberté et ils ont manifesté à Rome le 17 décembre contre «la censure du Net». Et l’Europe semble leur donner raison. La Commission européenne s’apprête à adresser à Rome une communication d’ouverture de procédure d’infraction contre la nouvelle législation.



vendredi 22 janvier 2010

Des porteurs de masques de Sarkozy interpellés

Bon il faut arreter la, messieurs de la police un peu de serieu, ca fait vraiment ridicule, au moins essayer de cacher cette mascarade de denie de liberte d expression!!!



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Photo : Cyril Dodergny
Des élus jetés à terre et d'autres bousculés par les forces de l'ordre.
Même à quelques jours du carnaval, même pour manifester, fallait pas sortir dans la rue avec un masque de Nicolas Sarkozy ! Hier matin, deux professeurs des écoles qui participaient à la manifestation de Nice (fonction publique, enseignants, La Poste, hospitaliers) en ont fait l'expérience. Alors qu'ils portaient un masque en latex à l'effigie du président de la République et brandissaient une pancarte rappelant des citations de ce dernier dont la célèbre « casse-toi, pauvre... », ils se sont retrouvés entourés par des policiers nationaux sur la place Garibaldi. Qui, désignant pancartes et masques, leur ont reproché une « offense au chef de l'État », un délit effectivement prévu par la loi du 29 juillet 1881.
La suite, c'est Pierre Bernasconi, conseiller régional (PC), qui la raconte :« Les deux instits étaient isolés, tout le cortège étant passé devant eux. Lorsqu'on a vu qu'après avoir donné leurs papiers d'identité, ils allaient être embarqués, nous nous sommes interposés. »
Une belle bousculade
Nous, ce sont les élus communistes. Qui, comme au rugby, vont entrer en mêlée avec les policiers. Au poste de demi d'ouverture, Jacques Victor, conseiller général de Nice. Comme pilier, Gérard Piel, conseiller régional et, en deuxième ligne, sa collègue Adeline Mouton. Des joueurs corrects, ceux qui les connaissent dans leur vie politique peuvent en attester.
Plus quelques syndicalistes, alertés par les cris et venus prêter main-forte. Le match dura quelques minutes. Il fut plutôt viril, avec plusieurs personnes jetées à terre (Pierre Bernasconi, Adeline Mouton) et d'autres bousculées (Gérard Piel).
Au coup de sifflet final, les deux professeurs et Pierre Bernasconi étaient embarqués dans un fourgon que d'autres élus tentaient vainement d'empêcher de démarrer. Au poste !
De leur côté les pompiers évacuaient un blessé côté manifestants qui s'est vu prescrire 8 jours d'ITT à l'hôpital Saint-Roch (1).
Pendant ce temps, la nouvelle de cette triple interpellation avait fait le tour de la manif. Provoquant une indignation générale.
Ainsi, une enseignante d'histoire s'interrogeait à voix haute : « Mais dans quel pays vivons-nous ? La liberté d'expression et de manifester serait-elle remise en cause ? »
À l'heure de la dislocation sur la place Massena, Didier Turini, secrétaire de l'UD-CGT 06, demandait aux participants de ne pas quitter les lieux « avant la libération des camarades ». Il ironisait - « c'est vrai que porter un masque de Sarko, c'est très moche » - et se disait scandalisé par de telles méthodes.
Les interpellés rapidement relâchés
Dans l'après-midi, les élus communistes ont tenu une conférence de presse pour dénoncer « une dérive inquiétante. Cette façon de faire est indigne, la République est en train de mal tourner », estimait Gérard Piel. « Ce matin, la manif était tranquille et joyeuse. Je ne comprends pas cette attitude. Nous sommes des élus, on a l'habitude de discuter avec les policiers. Ils savaient très bien que les profs et les infirmières ne venaient pas pour tout casser. Et si à Nice, ville du carnaval, on ne peut plus porter de masque... »
Résultat de cette action : les deux professeurs ont été relâchés, tout comme Pierre Bernasconi qui, affirmant avoir fait l'objet de menaces au commissariat, a annoncé son intention de déposer plainte aujourd'hui. Dans l'après-midi, la vidéo du match était mise en ligne sur internet. Les communiqués de protestation se multipliaient pour dénoncer « une République foulée aux pieds » et des « atteintes inacceptables aux libertés publiques ». Chez les syndicalistes, on se promettait « de tous venir avec un masque de Nicolas Sarkozy à la prochaine manifestation ».
(1) Interrogée par nos soins, la police n'a pas souhaité donner sa version des faits.
J.-m.ch

jeudi 21 janvier 2010

Les sondages de l'Elysée échapperont à l'enquête parlementaire


Que reste t il des contre pouvoirs en France?


Source : http://www.metrofrance.com/info/les-sondages-de-l-elysee-echapperont-a-l-enquete-parlementaire/mjau!lomHyEib57dNw/



La demande PS de formation d'une commission d'enquête sur les sondages de l'Elysée a subi un nouveau revers ce mercredi.

La polémique est née en juillet dernier après la publicationpar la Cour des comptes des lourdes dépenses de l'Elysée en matière de sondages. Un budget qui avait atteint 3,28 millions d'euros en 2008. Outre la quinzaine de sondages facturée à l'Elysée alors qu'ils faisaient l'objet d'une publication dans la presse, la Cour des comptes avait pointé le caractère "exorbitant" d'une convention, de près d'1,5 million d'euros, liant l'Elysée au cabinet d'étude Publifact appartenant à Patrick Buisson, conseiller de Nicolas Sarkozy.

Face à ces révélations, le PS a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la question. Dans un premier temps, cette demande a essuyé le rejet de la commission des Lois, un avis suivi par le président de l'Assemblée Bernard Accoyer, ce qui a obligé le PS a élargir le champs d'investigation de l'enquête parlementaire qu'il réclame. Les députés socialistes demandaient depuis que cette dernière se concentre sur les "crédits budgétaires votés par le Parlement depuis 2007".

Ce jeudi, les députés UMP ont porté une nouvelle attaque à la demande des parlementaires socialistes en excluant les dépenses de l'Elysée de l'enquête à venir. Après l'adoption ce mercredi, d'un amendement déposé par le rapporteur UMP de la résolution Olivier Carré, les investigations ne pourront plus oprter que les "crédits des programmes du budget de l'Etat". L'Elysée exclu, les institutions, restant concernées par la futur commission d'enquête, sont: Matignon, les ministères, le Service d'information du gouvernement (SIG)...

L'amendement UMP a été voté par 38 voix contre 25 et trois abstentions (les villepinistes François Goulard, Hervé Mariton et Marie-Anne Montchamp).

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault a commenté l'adoption de cet amendement en déclarant que les responsables UMP "ont tellement peur que l'on dévoile le système de Nicolas Sarkozy de manipulation de l'opinion qu'ils sont prêts à violer le règlement de l'Assemblée qu'ils ont voté. Ce règlement donne aux groupes minoritaires le droit de demander une fois par session une commission d'enquête".

La commission d'enquête doit être votée le 27 janvier prochain en séance publique.

mardi 12 janvier 2010

Rosarno, Calabre : La Rage et la vérité

Voici une traduction que j'ai faite d'un texte Italien de Massimiliano Perna, excusez moi si j'y ai commis des erreurs ou des fautes, je depose égallement le lien vers le texte original complet.
Des immigrés clandestins attendent d'être transférés vers des centres de rétention après les émeutes de vendredi,à Rosarno, en Calabre.
C'est une rage juste, la rage d'etre humain a part entiere, de ceux qui ont vecu une Odysee, qui ont affronté mille obstacles, traversé l'enfer, se sont aggripé a la vie, et qui maintenant n'ont pas l'intention de la vendre ou de la soumettre au ridicule pouvoir mafieu.
Les immigrés n'ont pas peur des mafias, et ne l'auront jamais, ils ne peuvent pas se le permettre. Et ce seront peut etre eux,
comme le dit mon amie Antonello, qui suveront l'Italie, qui reveilleront les Italiens, a leur faire comprencre qu on ne peut pas vivre dans
la torpeur d'un lache silence, dans une resignation insensée, dans une société qui accepte tout tant qu on ne touche pas sa petite sphere individuelle e ce petit monde, riche en fausse certitudes et
valeurs artificielles, que chacun de nous construit et ensuite s'y enferme. Ce qui c'est passé a Rosarno est la révolte physique d'une Italie qui n accepte pas les lois deshumaines d'un gouvernement xénophobe,
plié au vouloir brutal et putride de la "Lega",  de cette bande d'ivrognes qui veulent assassiner la démocratie  et le droit, violant l'humanité et de solidarité, le respect de la vie humaine.
Le Ministre de l'Intérieur Roberto "Eichmann» Maroni a commenté la situation à  Rosarno avec son arrogance habituelle, en transférant la responsabilité non pas sur la 'Ndrangheta, mais sur «les clandestins», coupable de la dégradation et l'augmentation de la criminalité.

La même logique imbecile de ces  machistes dégoûtants  qui, avant le viol d'une femme, disent que c'est la victimer qui continuait  à chercher.
 Mais à quoi s'attendre de la part d'un homme avec si peu de valeurs et d'humanité?, un ancien communiste qui se déplace et travaille comme un nazi, drogué par son propre pouvoir? Il Parle de trop de tolérance ?  Certes, il y avait trop de tolérance envers une classe politique inepte, violente, raciste. C'est sur des hommes comme Maroni, aue les Italiens ont mis sur un beau fauteuil, aue les immigrants essaient de nous faire ouvrir les yeux, pour nous faire comprendre combien nous sommes loin, de ce mot qui a démesurément pris  trop de superficialité de notre histoire et notre société "occidentale". Ce mot est  «civilisé».

Les médias, y compris le TG3, parlent de ces «pauvres citoyens» de Rosarno, toujours bon avec les migrants , incrédule face à la colère des manifestants, qui ont arraché et détruit les conteneurs et les vitres des voitures. Maintenant, ils demandent  au commissaire du gouvernement, qui dirige le village calabrais, de chasser de la ville tous les immigrants. Et  devons également les définir de bons, ces Rosarnesi, parce que dans leur cœur la «solution» se voudrait certainement plus truculente?Les Rosarnesi parlent,protestent, se plaignent, il ya ceux qui ont effectivement tiré depuis le balcon pour expulser les protestataires, en disant qu'ils ne comprennent pas la réaction des migrants dans une ville qui les a toujours aidé et accueilli ... Ceux sont les même citoyens qui baissent la tete devant la 'Ndrangheta, qui se taisent, complices, qui aiment voir leurs campagnes riches en esclave bas prix et en sont  fâché quand ils les voient marcher dans la rue, à quoi bon, car il n'est pas acceptable de montrer à ces nouveaux esclaves Rosarnesi " civilisé "l'odeur putride de leur conscience. Ces gens-là, que les médias et les  politiques soutiennent et cajolent, sont le problème de ce pays, un problème qui doit être éradiqué, en chassant de leur emploi obtenu grâce à la main amicale  certains patrons ou politique corrompus. D'eux, j'espère que l'Italie pourra être sauvé et j'espère que les migrants peuvent y contribuer en redonnant le sens de ce qu'est veritablement le monde, en jetant comme un crachat la douleur et la souffrance, brisant les chaînes d'esclave, sanglants et diviseur que la société italienne a attaché a leurs poignets,  chevilles et avenir. Pour cela, je voudrais exprimer mon entière solidarité aux migrants de Rosarno et de toute l'Italie, qui, avec un courage civile tentent de sauver notre démocratie.

(8 Janvier 2010, Massimiliano Perna)


mercredi 6 janvier 2010

Petite cuisine entre amis


A quoi ca sert d avoir des contres pouvoir si il est si facile des les contourner? :

Article de l express:


Justice

Sarkozy place un proche au Conseil constitutionnel

Par Marc Michaux, publié le 05/01/2010 à 17:35 - mis à jour le 06/01/2010 à 09:39
Le chef de l'Etat a choisi de nommer l'avocat d'affaires Jean-Michel Darrois.
Capture d'écran du site de sa commission

Capture d'écran du site de sa commission
Echaudé après la décision du Conseil constitutionnel de rejeter la taxe carbone, Nicolas Sarkozy a décidé de nommer au sein de cette institution en mars prochain, un ami et juriste chevronné, l'avocat d'affaires Jean-Michel Darrois.
Le choix n'est pas surprenant. En 2008, le président de la République avait confié au cofondateur du cabinet Darrois Villey Maillot Brochier la présidence d'une commission qui devait favoriser la fusion des métiers d'avocat, de notaire et d'avoué. Cet habile tacticien et négociateur avait réussi à sortir un rapport novateur sans pour autant créer de clash entre les deux professions juridiques. Jean-Michel Darrois a aussi été l'avocat de Laurent Fabius lors du procès du sang contaminé.
L'avocat d'affaires va remplacer l'un des trois membres sortants que sont Olivier Dutheillet de Lamothe, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Jacques Chirac, la sociologue Dominique Schnapper et l'ex-ministre mitterrandien Pierre Joxe. Les deux autres Sages seront quant à eux désignés par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Source : http://www.lexpress.fr/

lundi 6 juillet 2009

La FIDH remet en cause l'équité du procès Colonna


JUSTICE

NOUVELOBS.COM | 30.06.2009 | 12:37
6 réactions
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) demande à la France d'abandonner les lois d'exceptions, afin, selon elle, "d'éviter le soupçon qui pèse sur la décision de justice qui a clôturé le procès".

En mars dernier, Yvan Colonna à été condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté en appel pour l'assassinat du préfet Claude Erignac.(Reuters)
(c) Reuters
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a estimé mardi 30 juin que "la question du caractère équitable" du procès en appel d'Yvan Colonna "est clairement posée", après la condamnation fin mars du nationaliste corse à la réclusion criminelle à perpétuité.
"Au-delà des vicissitudes de l'audience, quand bien même le procès d'appel se serait déroulé dans d'excellentes conditions, ce sont bien les lois de fond et de forme en matière de terrorisme qui sont en cause", assure dans un rapport la FIDH.
La fédération avait envoyé des observateurs à ce procès devant la cour d'assises spéciale de Paris, à l'issue duquel un jury de magistrats professionnels avait une nouvelle fois reconnu Yvan Colonna coupable de l'assassinat, le 6 février 1998 à Ajaccio, du préfet de Corse Claude Erignac, le condamnant à la peine maximum : la perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

"Une remise en cause des procédures de droit commun"

La FIDH dénonce une nouvelle fois les lois antiterroristes françaises qui, "en accordant des pouvoirs considérables notamment aux forces de police, méconnaissent les droits essentiels des personnes".
Elle demande à la France "d'abandonner une justice d'exception en revenant au droit commun, seule manière d'éviter le soupçon qui pèse sur la décision de justice qui a clôturé le procès d'Yvan Colonna".
"La gravité des incriminations ne saurait justifier la remise en cause des procédures de droit commun qui garantissent les droits fondamentaux", relève-t-elle, demandant notamment la suppression du chef "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" en quoi elle voit une "incrimination fourre-tout dont il est démontré qu'en pratique, son usage repose sur un minimum de preuves objectives et indépendantes".
(nouvelobs.com, avec AFP)


karakul
la corse, le tibet français
La France met en place des lois d'exception pour juger un nationaliste corse, finalement condamné sans qu'aucune preuve formelle ne soit apportée, et dans le même temp...
01.07 à 06h16 - Alerter
Sampieru
Condamné "au bénéfice du doute"...
Honnêtement, je ne sais pas si, dans les faits, Yvan Colonna est coupable ou innocent, mais ce dont je suis certain c'est qu'en premère instance comme en appel, il a é...
30.06 à 16h10 - Alerter

mercredi 10 juin 2009

Un «secret défense» renforcé pourra être opposé aux juges

source :http://www.mediapart.fr/journal/france/090609/un-secret-defense-renforce-pourra-etre-oppose-aux-juges


Le sanctuaire étatique du «secret défense», que le pouvoir a toujours utilisé pour entraver l’action des juges, va s’étendre encore avec le projet de loi adopté mardi 9 juin à l’Assemblée nationale. Ce texte renforce considérablement le champ du «secret défense» opposé aux curiosités des juges. Avec une innovation majeure: les magistrats ne pourront plus pénétrer dans un ensemble de «lieux» qui seront «classifiés secret défense» par le premier ministre. «Un immense danger (...) Il y aura immanquablement des dérapages et des abus», a jugé le président UMP de la commission des lois.


10 Juin 2009 Par
Erich Inciyan