mercredi 16 mars 2011

Japon : les kamikazes du nucléaire sacrifient leur vie

Des officiers des Forces japonaises d'autodéfense se préparent pour nettoyer une zone contaminée à Nihonmatsu, mardi près de Fukushima. CRédits photo: Kyodo/Reuters.
Des officiers des Forces japonaises d'autodéfense se préparent pour nettoyer une zone contaminée à Nihonmatsu, mardi près de Fukushima. CRédits photo: Kyodo/Reuters.

Ils seraient une cinquantaine de héros, dans des conditions folles, à jouer le tout pour le tout dans la centrale de Fukushima afin d'éviter la fusion du cœur des réacteurs.

Ce sont des héros. Ils jouent le tout pour le tout. Alors que le monde est actuellement confronté à la plus grande catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986, les salariés de la centrale de Fukushima, à 250 km au nord-est de Tokyo, seraient une cinquantaine à se battre. En temps normal, ils sont 800 à travailler sur le site. Mais une partie a été évacuée. La nuit dernière, ils ont bataillé sous la neige. Leur objectif: éviter à tout prix, et ce au péril de leur vie, la fusion du cœur des réacteurs, synonyme d'émanations radioactives importantes et dangereuses pour les populations avoisinantes.
Munis de combinaisons protectrices, ces hommes, qui sont de véritables sacrifiés, ont notamment pour tâche d'injecter de l'eau de mer dans le réacteur pour en refroidir le cœur. Mardi, le patron de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) leur a rendu hommage. Ces personnels sont «exposés à des conditions folles», a-t-il confié. «Affreuses», disait même Thierry Charles, le directeur de la sûreté des installations de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). À Tchernobyl, plusieurs dizaines de «liquidateurs» comme on les avait appelés, étaient morts, pour certains un mois après. Les plus irradiés étant ceux qui étaient intervenus les premiers jours et qui avaient survolé en hélicoptère le réacteur en feu.
À Fukushima, la situation est très préoccupante. La radioactivité a atteint des niveaux extrêmement élevés. Mardi, dans la salle de contrôle du réacteur 4, les doses étaient tellement fortes que les ingénieurs ne pouvaient quasiment plus travailler. Dans la nuit de lundi à mardi, un incendie s'est déclenché dans ce bâtiment contenant un bassin de rétention. Ce dernier abrite du combustible usagé, mais qui, faute de refroidissement, s'est mis à chauffer. Les salariés de Tepco, le géant de l'électricité qui exploite la centrale, ont dû effectuer des rotations dans la salle de contrôle pour limiter l'exposition à la radioactivité. Tepco a d'ailleurs annoncé mardi que quinze de ses «kamikazes» du nucléaire avaient été blessés. «Les doses peuvent même remettre en cause le fait de maintenir des travailleurs sur place, a expliqué Agnès Buzyn, la présidente de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français. On est inquiet pour leur capacité à tenir car la radioactivité a atteint des niveaux toxiques.»

Un choix volontaire 


Si un accident de ce type se produisait en France, des «intervenants en situation d'urgence radiologique» seraient prêts à intervenir. Plusieurs catégories de personnels sont concernées, en tout des centaines peuvent être mobilisables. Il s'agit d'abord des pouvoirs publics (les pompiers des cellules formées pour les risques radiologiques, Samu), des salariés des exploitants des centrales nucléaires (comme EDF), et enfin, des agents du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), de l'IRSN ou des fabricants comme Areva. «Ces personnels font l'objet d'un suivi médical spécifique avec un examen complet chaque année», rapporte Julien Collet, directeur de l'environnement et des situations d'urgence de l'ASN. «Ce ne sont pas des superhéros hollywoodiens, insiste-t-on chez EDF. Quand on travaille dans une centrale nucléaire, le travail en équipe fait partie du quotidien. L'entraide n'est pas un vain mot.» Dans chacun des 19 sites nucléaires français, des volontaires s'inscrivent pour être appelés en cas d'accident.
C'est devant le médecin du travail que les salariés d'EDF doivent dire s'ils se portent ou non volontaires pour les situations d'urgence. «C'est du volontariat, il n'y a aucune pression», assure-t-on chez EDF, où le terme de «liquidateurs» fait sursauter. Car «la loi encadre les choses, et dire que ce sont des liquidateurs signifie que ce personnel est sacrifié». En théorie, les interventions sont limitées dans le temps et les doses maximales sont clairement définies pour ces volontaires du nucléaire. À Fukushima, face à la réalité d'une telle catastrophe, rien ne permet de dire si de telles procédures ont été respectées.

lundi 7 mars 2011

Attaque informatique: l'Elysée et le Quai d'Orsay également piratés


Selon nos informations, Bercy n'a pas été le seul ministère touché, c'est tout l'appareil d'Etat français en relation avec le G20 qui a été hacké. Une opération probablement menée par un pays asiatique.
Selon nos informations, l’attaque informatique n’a pas touché uniquement les services de Bercy, mais aussi l’Elysée et le ministère des Affaires étrangères. Une révélation qui contredit la version donnée ce matin par Patrick Pailloux, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
Une source haut placée au ministère de l’Intérieur révèle à Libérationque les intrus ont «réalisé un ciblage parfait de tous les fonctionnaires préparant le G8-G20», non seulement «au ministère du Trésor, mais aussi à l’Elysée, aux ministère des Affaires étrangères et au niveau des instances européennes».
Ainsi, la présidence de la République a-t-elle été victime de détournements de documents liés à la préparation du G8-G20. Selon notre source ayant eu accès aux vérifications de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), «tout démontre qu’il s’agit  d’un espionnage et d’un pillage institutionnels, étatiques».

Piste chinoise

Et ce n’est donc pas l’œuvre d’hackers émoustillés par la seule perspective de percer la citadelle de Bercy.
La piste chinoise évoquée dans Paris-Match n’est pas forcément fausse «mais c’est plus compliqué», continue notre source: «En tout cas, ces intrus ne viennent pas de Bastia ou d’Estonie, ni de Russie». La grande majorité des documents appréhendés sont «repartis sur un continent, l’Asie».
Depuis qu’un soupçon d’attaque informatique du réseau du ministère de l’économie et des finances a été détecté «début janvier», Bercy a déposé une plainte contre X pour «intrusion dans un système de traitement de données informatiques» auprès du procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin. Celui-ci a aussitôt ouvert une enquête préliminaire -sous son autorité- et a saisi la DCRI qui a procédé aux investigations.
Ce matin, Patrick Pailloux déclarait à l’AFP que l’attaque informatique avait été conduite par des «professionnels déterminés et organisés». Et de préciser: «Nous avons procédé de manière extrêmement large dans l’administration française auprès de tous les services de l’Etat concernés par le G20. On a vérifié du côté de l’Elysée ou de Matignon et nous avons repéré des tentatives d’attaques là-aussi, mais aucune qui ait réussi.»

dimanche 6 mars 2011

2/03/11 - Marine Le Pen, les Arabes et la mer


Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", intervient sur les ondes de RMC du lundi au vendredi à 7 h 50 pour sa chronique politique "Le parti pris".



Vous réagissez à une phrase de Marine Le Pen, qui a proposé hier (sur RTL) que l'on repousse dans les eaux internationales les migrants venus d'Afrique du Nord et qui veulent entrer en Europe. Pour vous, cette proposition est révoltante - et le silence de la classe politique indigne.
Il faut peut-être mettre ce silence sur le compte de la sidération. Si l'on entend bien Marine Le Pen, il faut repousser en haute mer des personnes qui fuient leur pays, principalement la Tunisie et la Libye. Il faut les bloquer militairement - elle l'a précisé - et Marine Le Pen justifie cette position par la nécessité de ne pas creuser davantage nos déficits sociaux par ce qu'elle appelle "une vague d'immigration supplémentaire". C'est la traduction directe, premier degré, d'un slogan que même son père n'a jamais osé prononcer à voix haute : "Les Arabes à la mer !" Voilà, on en est là. Ce sont les mots d'une candidate à l'élection présidentielle qui approche 20 % dans les sondages. Et aucun responsable politique ne s'insurge. Les bras m'en tombent.
Peut-être que les responsables politiques se disent que Marine Le Pen leur tend un piège et qu'il vaut mieux l'ignorer ?
Si c'est l'explication, c'est grave. Parce qu'il me semble qu'en ce moment, on lance de "grands débats" pour moins que ça. Là, il ne s'agit pas de débattre, mais de dénoncer. De dire qu'il y a des choses qui ne sont pas acceptables - ou alors c'est qu'on les accepte. Personne ne peut imaginer qu'on enverrait à la noyade tous ces gens qui fuient des pays où règnent le chaos et la violence après la dictature. Personne, et Marine Le Pen le sait. Ce qu'elle cherche en le disant, c'est à provoquer une situation où elle serait seule contre tous, sur le thème de la défense des pauvres Français accablés de dettes à cause des méchants immigrés. Eh bien, je crois que sur ce point, et pour une fois, il faut lui donner raison. Et montrer qu'elle est, en effet, seule contre tous. Seule à proposer des solutions barbares à des problèmes qu'elle fait tout pour rendre effrayants.
Mais est-ce que beaucoup de Français ne s'inquiètent pas de la situation au Maghreb et de l'afflux d'immigrés qu'elle pourrait provoquer ? Nicolas Sarkozy aussi en a parlé, dimanche soir.
C'est vrai, mais il l'a fait en promettant de "protéger" la France, tout en disant aux Français de ne pas avoir peur. C'était assez contradictoire. La vérité, c'est que l'UMP veut montrer aux électeurs tentés par le FN qu'elle se préoccupe aussi de ces questions. Le problème, c'est qu'elle n'avance pas de propositions - et que la gauche n'en parle pas, sauf pour dénoncer l'attitude de la droite. L'exemple du pseudo-débat sur l'islam est typique : ce qui compte, ce n'est pas la réponse, mais la question. On postule que la religion musulmane serait un problème en France, alors qu'en réalité seul l'intégrisme pose des problèmes, et dans toutes les religions. Mais on le fait pour des raisons purement électorales, et surtout en le faisant, on légitime une vision qui relève du racisme. De la part de Nicolas Sarkozy, c'est une posture d'apprenti sorcier.
Après les appels à la vigilance d'Alain Juppé et de François Fillon, l'UMP a l'air de faire marche arrière...
Tant mieux, mais dans une certaine mesure, le mal est fait. C'est ce que Jean-Marie Le Pen appelait avec vanité la "lepénisation des esprits". Aujourd'hui, nous sommes dans la "marinisation" du débat. Alors Nicolas Sarkozy et l'UMP font du rétropédalage, mais toute leur attitude des dernières semaines donne l'impression que nos dirigeants politiques observent les révolutions arabes comme une menace, et non d'abord comme un formidable progrès. Ah, le monde était si tranquille quand régnaient les dictateurs...

vendredi 18 février 2011

Égypte : un professeur français blâmé



La famille de l'enseignant, sa femme et ses deux enfants, vivent en Egypte.
La famille de l'enseignant, sa femme et ses deux enfants, vivent en Egypte. © CAPTURE D'ECRAN

L'enseignant a été blâmé pour avoir arboré une pancarte "casse-toi pauvre con" place Tahrir.
Comme des milliers d’Egyptiens, il défilait place Tahrir au Caire pour réclamer le départ de Hosni Moubarak, le 1er février dernier. Ce Français, enseignant dans un lycée de la capitale égyptienne, a été sévèrement sanctionné par l’Etat français pour avoir arboré ce jour-là une pancarte faisant mention du désormais célèbre "casse-toi pauvre con". Une déclinaison du "Dégage Moubarak ! " scandé par les protestataires, variante du "Dégage Ben Ali ! " des manifestants tunisiens.
Tout s’est passé très vite, raconte le magazine Télérama , qui a dévoilé l’information mercredi. C’est en consultant les clichés pris par un de ses photographes dépêchés sur place que le Quai d’Orsay a eu vent de la présence de la banderole. L’ambassade de France au Caire a alors décidé de le convoquer, le 4 février. Le professeur, qui est marié à une Egyptienne et père de deux enfants, a été rapatrié dès le lendemain à Paris.

Rapatrié dès le lendemain

Menacé de rétrogradation, il n’a finalement "hérité" que d’un blâme. Le Quai d’Orsay lui a expliqué qu'il pourrait rentrer en Egypte l'été prochain seulement, après son départ à la retraite.
Toutefois, il est possible, sous-entend Télérama, que le ministère des Affaires étrangères ait promis à l’enseignant un retour au pays plus rapide s’il acceptait de taire l’affaire. Pour l’heure en tout cas, le professeur refuse de répondre aux journalistes.
Selon les informations de BFM TV, le professeur devrait être réintégré à la rentrée prochaine.

lundi 7 février 2011

Révolte des magistrats. Un vieux contentieux avec sarkozy

France


Justicelundi 07 février 2011

Leur colère, face à leur mise en cause par le Présidentdans l'affaire Laëtitia, marque un nouvel épisode de tensions.
Ce serait « une espèce de point d'orgue à toutes les attaques dont le corps judiciaire a fait l'objet au cours de ces dernières années » (Éric de Mongolfier, procureur de la République à Nice) ; « la goutte d'eau »(Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats). Matthieu Bonduelle, pour le Syndicat de la magistrature, n'a « jamais vu un état de mobilisation pareil ».
Semaine agitée
Cette semaine va être agitée dans les tribunaux. Assemblées générales prévues un peu partout aujourd'hui. Appel à renvoyer toutes les affaires non urgentes jusqu'à vendredi. Journée nationale jeudi. Il s'agit de protester contre les accusations portées contre la police et la justice. Le président a parlé de « dysfonctionnements graves » lors de la remise en liberté sans suivi de Tony Meilhon, soupçonné du meurtre de Laëtitia Perrais. Ce n'est pourtant pas la première colère de la magistrature à l'encontre de Nicolas Sarkozy.
Ministre de l'Intérieur, déjà, il avait suscité un tollé : le juge qui avait remis en liberté l'un des meurtriers présumés de la joggeuse Nelly Crémel devait « payer pour sa faute », avait-il déclaré en 2005. L'année suivante, il avait reproché au tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, « une forme de démission » face aux délinquants.
Novembre 2007 : après son élection à la présidence, magistrats, avocats et greffiers manifestent contre la réforme de la carte judiciaire qui prévoit la suppression de plus de 300 juridictions. Quelques mois plus tard, en 2008, les services judiciaires et pénitentiaires sont mis en cause dans le suicide d'un mineur à la prison de Metz. En 2009, il est question de supprimer le juge d'instruction. En 2010, d'introduire des jurés populaires ¯ de citoyens ¯ dans les tribunaux correctionnels.
Ces relations tendues se sont nourries de l'utilisation d'expressions maladroites ou volontaires. En 2003, Nicolas Sarkozy, ancien avocat, avait qualifié le suspect Yvan Colonna de « l'assassin du préfet Erignac ». Les prévenus ¯ donc présumés innocents ¯ de l'affaire Clearstream avaient été désignés « coupables ». Abus de langage réitéré jeudi à propos de Tony Meilhon.

Michèle Alliot-Marie rejette toute idée de démission

PARIS (Reuters) - Michèle Alliot-Marie rejette toute idée de démission de son poste de ministre des Affaires étrangères face à la polémique suscitée par ses vacances en Tunisie fin décembre, en pleine contestation du régime de Zine ben Ali.
Après la confirmation d'un deuxième voyage dans le jet privé d'un homme d'affaires tunisien associé au "clan" Ben Ali, la ministre juge dans deux entretiens lundi n'avoir commis aucune faute, tout en disant comprendre l'émoi suscité par les conditions de ses vacances en Tunisie avec son compagnon Patrick Ollier, également membre du gouvernement.
"Je me rends compte que les gens ont été choqués, je saurai en tirer la leçon. Si on me le proposait à nouveau, je n'accepterais évidemment pas", a-t-elle dit dans un entretien publié par Le Parisien.
Elle a aussi répondu aux questions d'Europe 1 lundi matin, déclarant dans un lapsus : "Je crois qu'il y a tellement de mensonges et de contre-vérités qui ont été formulés que je comprends que des gens s'interrogent. Tout ce qui a été allégué, tous les soupçons qu'on a fait porter sur moi, je peux les démontrer (sic) facilement".
Après une première polémique sur le fait qu'elle ait pris place avec son compagnon dans l'avion de l'homme d'affaires Aziz Miled pour un déplacement de loisirs entre Hammamet et Tabarka, la ministre a confirmé après des révélations de presse l'existence d'une seconde excursion dans le même avion.
"JE DÉCOMPRESSE"
Elle s'est rendue avec Patrick Ollier dans la ville touristique de Tozeur, dans le sud du pays, le 29 décembre.
Les manifestations avaient alors atteint la capitale et Zine ben Ali venait d'intervenir à la télévision pour tenter d'endiguer le mouvement qui devait le pousser au départ le 14 janvier.
La position d'Aziz Miled vis-à-vis du régime de Ben Ali est controversée, la ministre le présentant comme une "victime", mais d'autres éléments laissant penser qu'il en était proche. Il avait signé une pétition en faveur d'une nouvelle candidature en 2014 du président au pouvoir depuis 1987 et était associé, sans en avoir eu le choix, selon la ministre française, avec plusieurs membres de la famille de l'épouse de Ben Ali.
La ministre dit qu'elle a le droit de mettre entre parenthèses sa fonction : "Dans ma vie privée, avec ma famille et mes amis, je ne suis pas en représentation officielle, je décompresse."
Le Parti socialiste réclame sa démission mais l'UMP refuse de l'envisager, expliquant que sa crédibilité n'est pas atteinte.
Trois jours avant le renversement de Zine ben Ali, Michèle Alliot-Marie avait proposé à son régime le "savoir-faire" de la France pour les opérations de maintien de l'ordre.
Thierry Lévêque

Avec Flattr, Numerama vous propose de gagner et partager de l'argent

Avec un tel niveau d'intégration, c'est une première mondiale que nous sommes très fiers d'annoncer ! Numerama s'associe à la plateforme Flattr co-fondée par l'ancien porte-parole de The Pirate Bay pour vous permettre de gagner de l'argent avec les commentaires que vous postez ou les sujets que vous ouvrez sur les forums. Si vous appréciez nos articles et que vous choisissez de nous le faire savoir grâce à Flattr, ce système nous permettra aussi d'être moins dépendants des revenus publicitaires. Une formule gagnant-gagnant fidèle à l'esprit "P2P" qui anime Numerama depuis toujours. Explications.

En avril 2010, l'ancien porte-parole de The Pirate Bay, Peter Sunde, avait présenté Flattr, dont le concept nous avait immédiatement séduit. L'idée de base était de permettre à ceux qui le souhaitent de remercier les auteurs des contenus qu'ils apprécient sur Internet, en leur faisant don d'une partie d'une "cagnotte", dont le montant est choisi librement par chaque utilisateur de Flattr. Grâce à un bouton qui fait office de compteur, chaque membre de Flattr signale les contenus qu'il a apprécié au cours de sa navigation, et la somme qu'il a décidé d'injecter dans la communauté Flattr se répartit ensuite automatiquement entre les auteurs de chacun des différents contenus. Si l'utilisateur décide de faire don de 10 euros, et clique sur 10 contenus différents, chaque contenu aura reçu 1 euro (ou plutôt 90 centimes, puisque Flattr prend une commission de 10 % sur les versements effectués).
(suite après la vidéo)
Cette solution nous plaisait, comme alternative à l'abonnement payant et comme complément aux revenus publicitaires qui baissent pour tout le monde, y compris pour Numerama. Mais nous trouvions que ça n'était pas encore assez conforme à l'esprit de partage et d'égalité "peer-to-peer" que nous aimons promouvoir depuis la création du site en 2002.
C'est pourquoi nous nous sommes rapprochés de Flattr pour mettre au point cette première mondiale. Jamais un site d'une telle audience n'a en effet poussé l'intégration de la solution suédoise aussi loin. Désormais, vous pouvez ajouter votre propre bouton Flattr à côté de tous les contenus que vous publiez sur Numerama (commentaires, sujets ouverts sur le forum, réponses...). Si votre contenu plait, il pourra être "flatté" et vous gagnerez en proportion l'argent correspondant aux fonds partagés par les autres membres de la communauté. Nous-mêmes cliquerons bien sûr sur les contenus qui nous plaisent. Et inversement, si nos articles vous intéressent, faites-le nous savoir en cliquant sur nos boutons Flattr.
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