mardi 12 janvier 2010

Division des pouvoirs


INSTITUTIONS

Patrick Devedjian fustige les Sages qui veulent "faire la loi"


NOUVELOBS.COM | 12.01.2010 | 16:46

C'est la troisième attaque de l'UMP, en une semaine, contre les Sages...

Patrick Devedjian (AFP)
Patrick Devedjian (AFP)
Décidément leConseil constitutionnel n'est pas en odeur de sainteté ces temps-ci. Dans Le Mondedaté du mercredi 13 janvier, c'est au tour de Patrick Devedjian de s'attaquer violemment aux Sages du Palais Royal, qui ont censuré partiellement, en l'espace de six mois, le projet de loi Hadopi puis la taxe carbone. "Quand le président du Conseil constitutionnel est un homme politique qui s'est vivement opposé au président en exercice, cela nuit à l'autorité de la décision prise par l'institution et c'est dommage", déclare le ministre de la Relance, avocat de profession, dans les colonnes du quotidien, en référence à Jean-Louis Debré, qui préside le Conseil constitutionnel.

Ce conseil qui veut "faire la loi"


Les décisions des Sages sont-elles trop politiques à son goût ? "Certaines le sont", répond Patrick Devedjian, avant d'ajouter :"Je souhaite que le Conseil constitutionnel soit toujours à l'abri du soupçon".
Et de déplorer que la haute juridiction ait "de plus en plus tendance à vouloirfaire la loi en lieu et place du Parlement". Il cite notamment les "cavaliers" législatifs (qui sont des dispositions sans rapport avec le corps du texte de loi examiné), que les juges constitutionnels traquent sans que ce soit réellement justifié aux yeux du ministre.

Sarkozy, Lefebvre, et maintenant Devedjian


Ce n'est toutefois pas une nouvelle. On savait déjà, grâce à Nicolas Sarkozy et Frédéric Lefebvre, que le Conseil constitutionnel et son président Jean-Louis Debré, nommé par Jacques Chirac en 2007 en pleine campagne présidentielle, faisaient grincer des dents la Sarkozie.
"Le Conseil constitutionnel nous a coûté la modeste somme de 750 millions d'euros" avec la censure partielle du projet de loi instaurant la taxe carbone, aurait tempêté le chef de l'Etat le 5 janvier dernier en Conseil des ministres, selon un participant.
Le lendemain, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre tonnait à son tour sur LCI contre ce qu'il qualifiait de "décision d'opportunité" de la haute juridiction, dont il épinglait le "conservatisme".
S'il n'y a pas de réforme en vue du Conseil constitutionnel - contrairement à d'autres instances également dans le collimateur de l'Elysée dont l'indépendance risque de prendre un sacré coup, à commencer par la justice avec la disparition du juge d'instruction -, reste que le prochain renouvellementd'un tiers des Sages va être l'occasion pour Nicolas Sarkozy de gonfler les rangs de ses partisans au Palais Royal.

(Nouvelobs.com)

Rosarno, Calabre : La Rage et la vérité

Voici une traduction que j'ai faite d'un texte Italien de Massimiliano Perna, excusez moi si j'y ai commis des erreurs ou des fautes, je depose égallement le lien vers le texte original complet.
Des immigrés clandestins attendent d'être transférés vers des centres de rétention après les émeutes de vendredi,à Rosarno, en Calabre.
C'est une rage juste, la rage d'etre humain a part entiere, de ceux qui ont vecu une Odysee, qui ont affronté mille obstacles, traversé l'enfer, se sont aggripé a la vie, et qui maintenant n'ont pas l'intention de la vendre ou de la soumettre au ridicule pouvoir mafieu.
Les immigrés n'ont pas peur des mafias, et ne l'auront jamais, ils ne peuvent pas se le permettre. Et ce seront peut etre eux,
comme le dit mon amie Antonello, qui suveront l'Italie, qui reveilleront les Italiens, a leur faire comprencre qu on ne peut pas vivre dans
la torpeur d'un lache silence, dans une resignation insensée, dans une société qui accepte tout tant qu on ne touche pas sa petite sphere individuelle e ce petit monde, riche en fausse certitudes et
valeurs artificielles, que chacun de nous construit et ensuite s'y enferme. Ce qui c'est passé a Rosarno est la révolte physique d'une Italie qui n accepte pas les lois deshumaines d'un gouvernement xénophobe,
plié au vouloir brutal et putride de la "Lega",  de cette bande d'ivrognes qui veulent assassiner la démocratie  et le droit, violant l'humanité et de solidarité, le respect de la vie humaine.
Le Ministre de l'Intérieur Roberto "Eichmann» Maroni a commenté la situation à  Rosarno avec son arrogance habituelle, en transférant la responsabilité non pas sur la 'Ndrangheta, mais sur «les clandestins», coupable de la dégradation et l'augmentation de la criminalité.

La même logique imbecile de ces  machistes dégoûtants  qui, avant le viol d'une femme, disent que c'est la victimer qui continuait  à chercher.
 Mais à quoi s'attendre de la part d'un homme avec si peu de valeurs et d'humanité?, un ancien communiste qui se déplace et travaille comme un nazi, drogué par son propre pouvoir? Il Parle de trop de tolérance ?  Certes, il y avait trop de tolérance envers une classe politique inepte, violente, raciste. C'est sur des hommes comme Maroni, aue les Italiens ont mis sur un beau fauteuil, aue les immigrants essaient de nous faire ouvrir les yeux, pour nous faire comprendre combien nous sommes loin, de ce mot qui a démesurément pris  trop de superficialité de notre histoire et notre société "occidentale". Ce mot est  «civilisé».

Les médias, y compris le TG3, parlent de ces «pauvres citoyens» de Rosarno, toujours bon avec les migrants , incrédule face à la colère des manifestants, qui ont arraché et détruit les conteneurs et les vitres des voitures. Maintenant, ils demandent  au commissaire du gouvernement, qui dirige le village calabrais, de chasser de la ville tous les immigrants. Et  devons également les définir de bons, ces Rosarnesi, parce que dans leur cœur la «solution» se voudrait certainement plus truculente?Les Rosarnesi parlent,protestent, se plaignent, il ya ceux qui ont effectivement tiré depuis le balcon pour expulser les protestataires, en disant qu'ils ne comprennent pas la réaction des migrants dans une ville qui les a toujours aidé et accueilli ... Ceux sont les même citoyens qui baissent la tete devant la 'Ndrangheta, qui se taisent, complices, qui aiment voir leurs campagnes riches en esclave bas prix et en sont  fâché quand ils les voient marcher dans la rue, à quoi bon, car il n'est pas acceptable de montrer à ces nouveaux esclaves Rosarnesi " civilisé "l'odeur putride de leur conscience. Ces gens-là, que les médias et les  politiques soutiennent et cajolent, sont le problème de ce pays, un problème qui doit être éradiqué, en chassant de leur emploi obtenu grâce à la main amicale  certains patrons ou politique corrompus. D'eux, j'espère que l'Italie pourra être sauvé et j'espère que les migrants peuvent y contribuer en redonnant le sens de ce qu'est veritablement le monde, en jetant comme un crachat la douleur et la souffrance, brisant les chaînes d'esclave, sanglants et diviseur que la société italienne a attaché a leurs poignets,  chevilles et avenir. Pour cela, je voudrais exprimer mon entière solidarité aux migrants de Rosarno et de toute l'Italie, qui, avec un courage civile tentent de sauver notre démocratie.

(8 Janvier 2010, Massimiliano Perna)


samedi 9 janvier 2010

Taxe google




Problematique un peu moins evidente que d habitude tres bien argumentée par numerama encore une fois,
Une nouvelle economie a vu le jour, avec ses degauts bien entendu, mais comme cela c est passé avec le refus de la taxe globale, le gouvernement continu de proposer des solutions inadaptées au réels enjeux de l emergence de nouvelles formes d economie. A lire avec attention.

 Société 2.0 -
Dans son édition du 9 janvier, le quotidien  édition du 9 janvier, le quotidien Le Monde a publié un éditorial revenant sur l'une des propositions du rapport Zelnik. Dans celui-ci, il considère la mesure "juste". Or, non seulement cela semble irréalisable en pratique, mais en plus cela pourait affecter uniquement les internautes français. En effet, les sociétés visées pouraient tout simplement restreindre l'accès de leurs services.

Attendu par les ayants droit depuis plusieurs semaines, c'est finalement avant-hier que le rapport Zelnik a été remis à Frédéric Mitterrand. Composé de vingt-deux propositions destinées à promouvoir les offres légales des contenus culturels sur Internet, le rapport a reçu dès le lendemain un très net soutien de l'Exécutif, puisque Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux aux milieux culturels, a repris à son compte plusieurs idées des travaux de la commission présidée par Patrick Zelnik.
Depuis, l'une de ses pistes a fait couler beaucoup d'encre, que ce soit en France à l'étranger. Il s'agit ni plus ni moins de créer une taxe sur les revenus publicitaires en ligne des grands groupes qui s'accaparent la quasi-totalité du marché publicitaire français. "Compte tenu de la taille du marché publicitaire sur internet, cette mesure pourrait à terme rapporter une dizaine de millions d’euros par an, acquittés principalement par les grandes sociétés opérant des services supports de publicité en ligne telles que Google, Microsoft, AOL, Yahoo! ou encore Facebook" avait indiqué le rapport, préférant ponctionner l'argent des entreprises américaines qui marchent, plutôt que de se donner les moyens de créer des champions français ou européens. Qui se souvient encore de Quaero?
Et pour préserver les "petites régies nationales", la taxe ne concernerait que les revenus supérieurs à 50 millions d'euros. "Les sociétés opérant des services en ligne ont progressivement capté une part importante de la publicité en ligne, sans toujours rémunérer les créateurs comme le font les sociétés éditrices de contenu" avait précisé le rapport. Sont donc visés Google, Microsoft, AOL, Yahoo mais également Facebook. Sauf que ces créateurs ne sont pas tous ceux que l'on croit. Il s'agit également des internautes, puisque ces derniers participent très fortement au succès de ces services, à travers leurs espaces (sites Internet, forums, blogs, micro-blogging) et leurs contenus générés. Que serait YouTube ou Facebook sans utilisateurs ?
Dans un éditorial publié aujourd'hui, le quotidien Le Monde y est allé également de son petit commentaire, estimant que la taxation de la publicité en ligne est "juste". "Depuis des années, Google profite de contenus qu'il n'a pas créés et qui ne lui appartiennent pas : musiques, films, livres, presse, produits audiovisuels... Google ne paie presque rien et il rend les contenus gratuits. Pire, il capte des pages de publicité, et donc des revenus, qui devraient aller à d'autres. Le résultat est ravageur : hormis le cinéma, qui se porte bien - la magie de la salle opère toujours -, la musique est sinistrée, la presse souffre, le livre est menacé".
À l'international, on se souvient des positions musclées de Rupert Murdoch contre le géant de Mountain View, qu'il avait accusé de "kleptomanie" et d'être un "parasite" du web. Le magnat des médias reprochait à Google News d'intégrer les titres des articles de ses journaux, ainsi que leurs contenus, sans payer un seul centime. À plusieurs reprises, l'homme d'affaires avait laissé entendre qu'il pourrait très bien procéder à un blocage systématique de Google, quitte à perdre son référencement sur Internet.
Mais pour l'heure, jamais News Corp - sa société - n'a mis cette menace à exécution. Car le groupe de médias sait pertinemment  à quel point Google est devenu important en terme d'audience. "Google News et la recherche sur le web sont une source de promotion pour les organes de presse, envoyant près de 100 000 clics par minuteavait déclaré le moteur de recherche. Si News Corp veut se retirer de l'index de Google, c'est son problème. Ça sera une perte pour l'entreprise, mais il est certain que c'est News Corp qui en pâtira le premier et le plus.
Et si le quotidien Le Monde considère que "l'idée de financer celles-ci par une taxe sur la publicité en ligne" est juste, la presse étrangère, elle,s'amuse de cette idée. Le Financial Times Deutschland a décrit l'idéecomme étant "complètement aveugle à l'essence même d'Internet, où une compagnie peut avoir son siège aux Etats-Unis, son administration en Irlande et ses serveurs partout dans le monde". Pour le journal, cette proposition n'aura que des effets pervers, en poussant les entreprises visées à quitter le marché français, en bloquant les internautes français. Si ce scénario n'est pas le plus probable, on imagine cependant la réaction des Français si cela impactait non seulement le moteur de recherche, mais aussi Gmail ou encore Facebook.
Même son de cloche pour le quotidien conservateur américain New York Post, dans des termes beaucoup plus durs en titrant : "les vautours de la culture français veulent taxer les entreprises du Net". Dans son article, l'auteur écrit que "les autorités férues de taxes à Paris ciblent Google comme source d'argent pour la culture française en déclin". Une vision qui n'est pas sans rappeler la fameuse Une du Time Magazine, qui clamait que la culture française était morte.
Mais encore faut-il que cela soit applicable. Makr Mulligan, vice-président de Forrester Research, est particulièrement sceptique : "Où cela commence-t-il, où cela finit-il ? L'argument est que Google est coupable de faire baisser les revenus de la filière musicale car les gens commencent leur recherche de fichiers piratés depuis Google. Mais qu'en est-il des ordinateurs ? Car sans les ordinateurs, les gens ne pourraient pas télécharger. Et l'électricité qui sert à faire marcher ces ordinateurs ?".
Et finalement, qu'en pense notre "Secrétaire d'État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique" ? Elle est décidément bien silencieuse sur toutes ces questions !

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com

mercredi 6 janvier 2010

Petite cuisine entre amis


A quoi ca sert d avoir des contres pouvoir si il est si facile des les contourner? :

Article de l express:


Justice

Sarkozy place un proche au Conseil constitutionnel

Par Marc Michaux, publié le 05/01/2010 à 17:35 - mis à jour le 06/01/2010 à 09:39
Le chef de l'Etat a choisi de nommer l'avocat d'affaires Jean-Michel Darrois.
Capture d'écran du site de sa commission

Capture d'écran du site de sa commission
Echaudé après la décision du Conseil constitutionnel de rejeter la taxe carbone, Nicolas Sarkozy a décidé de nommer au sein de cette institution en mars prochain, un ami et juriste chevronné, l'avocat d'affaires Jean-Michel Darrois.
Le choix n'est pas surprenant. En 2008, le président de la République avait confié au cofondateur du cabinet Darrois Villey Maillot Brochier la présidence d'une commission qui devait favoriser la fusion des métiers d'avocat, de notaire et d'avoué. Cet habile tacticien et négociateur avait réussi à sortir un rapport novateur sans pour autant créer de clash entre les deux professions juridiques. Jean-Michel Darrois a aussi été l'avocat de Laurent Fabius lors du procès du sang contaminé.
L'avocat d'affaires va remplacer l'un des trois membres sortants que sont Olivier Dutheillet de Lamothe, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Jacques Chirac, la sociologue Dominique Schnapper et l'ex-ministre mitterrandien Pierre Joxe. Les deux autres Sages seront quant à eux désignés par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Source : http://www.lexpress.fr/

jeudi 10 décembre 2009

Etre francais, c est etre revolutionnaire



Pour une fois une lien trouver dans une magazine plus "people" que d'habitude, mais meme si ca fait pas beaucoup avancer le debat de fond, ca m'a fait plaisir de lire ca ce matin...

Eric Cantona: être français, c'est d'abord être "révolutionnaire"



08/12/09 14:46

L'ancien attaquant international Eric Cantona a estimé mardi qu'être français ce n'est pas "chanter la Marseillaise" ou "lire la Lettre de Guy Môquet", mais d'abord être "révolutionnaire" face à un "système" qui contraint notamment des gens à vivre "dans la rue".

"Etre français est-ce que c'est devoir parler français, chanter la Marseillaise, lire la lettre de Guy Môquet? Ca c'est être con!", a-t-il lancé, interrogé sur son sentiment face au débat sur l'identité nationale, lors de la présentation à la presse de son livre de photographies de personnes mal logées réalisé pour la Fondation Abbé Pierre. "Je ne dis pas que chanter la Marseillaise c'est être con, mais bâtir tout ça (l'identité, ndlr) sur ça...", a-t-il précisé.

"Etre français c'est être révolutionnaire, d'abord (...) On ne peut pas accepter tout ce qui se passe", a ajouté ce petit-fils d'immigrés espagnols et italiens, membre du Comité d'Amis et de Parrains de la Fondation.

Les responsables politiques "balancent ce débat avant les élections. Tout le monde en a conscience mais (...) on leur sert la soupe car c'est ce qu'ils veulent", a-t-il dit. "Donc arrêtons d'en parler, et parlons de choses beaucoup plus sérieuses et beaucoup plus graves".

Evoquant son travail de photographe sur des Français privés de logement décent, il a jugé "inacceptable de voir ça dans un pays riche".

"Ce qui m'inquiète", a-t-il poursuivi, "c'est qu'il y a des gens qui voient ces choses et qui s'habituent". "On s'habitue à ce système, à ce qu'il y ait des gens dans la rue, à tout ce qu'on nous balance à la télé, à la manipulation des politiques, à leur bourrage de crâne, à s'abrutir", a-t-il déclaré.

"Il faut se battre contre nous-même, contre nos idées reçues, contre la facilité", et "arrêter de se dire que tout ça fait partie du décor", dit-il.

L'ouvrage, "Elle, lui et les autres", est paru le 3 décembre aux éditions Desclée de Brouwer. Ce recueil de photographies en noir et blanc dépeint les situations d'exclus vivant dans des bidonvilles et des squats à Lyon, des chambres de 4 mètres carrés à Paris ou encore des baraques sous des ponts parisiens. Il montre aussi les centres d'accueil de jour de la Fondation Abbé Pierre.

En prenant ces photos, Eric Cantona a tenté de "ne pas tomber dans le misérabilisme", mais de montrer que "ces gens sont beaux et combatifs".

"Les bénéfices seront reversés intégralement à la Fondation Abbé Pierre", a précisé son délégué général, Patrick Doutreligne.


Crédits AFP

mardi 13 octobre 2009

Une petite manif et le flicage reaparait comme par magie


RENSEIGNEMENTS

Un Edvige "soft" dans les cartons de l'Intérieur


NOUVELOBS.COM | 13.10.2009 | 13:28

Après les dégradations survenues samedi en marge d'une manifestation à Poitiers, le ministère de l'Intérieur s'interroge sur la création de deux nouveaux fichiers pour répertorier les personnes appartenant à des bandes violentes.

Brice Hortefeux. (Sipa)
Brice Hortefeux. (Sipa)
Les violences survenues samedi 10 octobre à Poitiers en marge d'une manifestation anti-carcérale pourraient bien ranimer le projet de fichier Edvige, abandonné par le gouvernement le 20 novembre 2008. Selon une information deFrance Info, le ministre de l'Intérieur,Brice Hortefeux, réfléchirait à la création de deux nouveaux fichiers de renseignements. En cause, le système de fichage actuel, jugé "obsolète" place Beauvau.

Moderniser le système


Les derniers évènements de Poitiers auraient ainsi mis en évidences certains manquements dans l'organisation des renseignements intérieurs: sur les 18 personnes placées en garde à vue, plus de la moitié n'étaient pas fichée rappelle France Info. Selon le ministre, les manifestants étaient cinq fois plus nombreux que prévu, et rien n'a permis d'anticiper l'ampleur des violences. Brice Hortefeux souhaiterait donc moderniser le système de fichage, sans pour autant réactiver le très controversé Edvige.

L'orientation sexuelle plus mentionnée


Selon le site de la radio, le ministre serait prêt à créer deux nouveaux fichiersde renseignements, dont une version corrigée d'Edvige: les personnes appartenant à des bandes violentes y seront répertoriées, mais les orientations sexuelles des militants ne seront plus mentionnées. Les fichiers pourraient entrer en vigueur par décret, en attendant la validation du Conseil d'Etat.

(Nouvelobs.com)

mardi 6 octobre 2009

Loi anti cagoule


Société 2.0 -
Le député Christian Vanneste veut interdire aux citoyens de masquer leur visage sur la voie publique, et en particulier dans les zones vidéosurveillées. Une obligation qui pourrait aboutir à des dérives avec les mécanismes de reconnaissance automatique des visages qui sont aujourd'hui très au point.


(CC Kalense Kid)
C'est l'éternelle tension entre la sécurité et la liberté. Ou ce qui devient de plus en plus, avec le numérique, une tension entre la sécurité et la vie privée. Il y a peu, nous rapportions la mise à jour du service Picasa, quireconnaît automatiquement les visages sur les photographies pour classer très simplement les albums photos en fonction des personnes présentes sur chaque cliché. La fonctionnalité, déjà présente sur d'autres services en ligne, est appelée à rapidement se généraliser. La technologie est au point, et ne demande qu'à être utilisée au maximum de ses capacités.
C'est ce qui doit faire redouter la nouvelle proposition de loi déposé par le député UMP Christian Vanneste, dans la lignée du fameux "décret anti-cagoules". Inspiré d'une initiative similaire de la députée belge Christine Defraigne, le texte vise à "interdire l'ensemble des vêtements ou accessoires permettant de masquer l'identité d'une personne" sur la voie publique, au nom de la sécurité.
Le texte vise en particulier les burqas, que souhaite interdire Nicolas Sarkozy, mais pas seulement. "Cette proposition a pour objectif de permettre à tout moment l’identification des personnes dans les espaces publics pour une question de sécurité publique pour répondre à l’exigence de sécurité à laquelle doivent se soumettre toutes les personnes sans discrimination et dans une parfaite égalité des droits", explique l'exposé des motifs.
Toute personne qui contreviendrait au principe, en dehors des exceptions spécifiquement prévues (services publics en mission spéciale, et activités culturelles telles que le carnaval ou le tournage d'un film), sera passible d'une peine de deux mois d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.
Quoi que l'on pense de l'interdication de la burqa, le principe pose problème au regard de la protection de la vie privée face à la multiplication des systèmes de vidéosurveillance, conjuguée aux technologies de reconnaissance du visage façon Picasa. Christian Vanneste ne cache d'ailleurs pas que "pour que les systèmes de vidéosurveillance soient efficaces, tout vêtement qui empêche l’identification en cachant le visage doit être proscrit sur la voie publique, sauf lorsqu’il correspond à une exigence médicale".
Potentiellement, chaque déplacement des citoyens dans les rues pourra être remarqué et enregistré, au nom de la sécurité publique. La traditionnelle question du roman noir, "où étiez-vous la nuit du crime ?", n'aura plus besoin d'être posée. Il suffira de consulter les bases de données.
A moins que les députés ne renforcent très clairement la protection de la vie privée dans les cas de vidéosurveillance, en interdisant explicitement les procédés de reconnaissance automatique et systématique des visages, facilités par les cartes d'identité et autres passeports délivrés par l'administration.
Pour le moment, l'article 10 de la loi du 23 janvier 2006 se contente de préciser que les enregistrements de vidéosurveillance "qui sont utilisés dans des traitements automatisés ou contenus dans des fichiers structurés selon des critères permettant d'identifier, directement ou indirectement, des personnes physiques", sont soumis à la loi CNIL de 1978.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com